Au-delà du PIB et de Copenhague
Aujourd’hui, tout le monde en convient : le PIB ne suffit plus à mesurer l’état des richesses et du bien-être des populations. Pendant longtemps, le dogme de la croissance permanente a masqué, volontairement ou non, les problèmes liés à l’état de notre santé, à l’accroissement des inégalités et à l’affaiblissement de nos démocraties. Et que dire bien évidemment des répercussions de ce culte de la croissance sur l’environnement et le développement durable. Peut-on réellement croire avec sérieux que l’accroissement du réchauffement climatique, la poursuite de la déforestation, les difficultés d’accès à l’eau ou à des toilettes propres ou les atteintes quotidiennes à notre sécurité alimentaire constatées ces dernières années concourent à la croissance économique ?
Les sociétés du 21e siècle ne peuvent plus fonctionner avec des instruments élaborés au 20e. Le monde a changé. La planète est devenue un quartier où, d’un simple clic de souris, vous vous retrouvez en Indonésie ou en Arctique. L’interpénétration des continents et des sociétés nous imposent de penser global, de ne pas se cantonner à la France ni même à l’Europe car le changement climatique ne s’arrête pas aux frontières. De nouveaux indicateurs de croissance sont donc nécessaires pour rendre compte réellement et avec le plus de précision les besoins des 6,8 milliards d’hommes et de femmes qui vivent sur la terre.
De cette constatation naît un impératif majeur : trouver des solutions. Démographiques, environnementales, énergiques, économiques, démocratiques, géostratégiques, sociaux et culturels, les sujets ne manquent pas. L’OCDE, la Commission européenne, le Conseil de l’Europe, la Commission Stiglitz pour la mesure de la performance économique et du progrès social et de nombreux think tanks ont commencé à réfléchir à cette question cruciale.
Nopib s’inscrit aujourd’hui pleinement dans cette démarche : trouver des solutions. Véritable boîte à idées sans étiquette politique car les sujets qu’elle aborde concernent tous les partis, Nopib se donne pour mission d’élaborer de nouvelles approches progressistes afin d’aider à l’élaboration des sociétés de demain qui feront du développement durable et du respect de l’homme et de sa diversité leurs impératifs. Un comité scientifique réunissant des experts compétents et reconnus travaillera autour de six ateliers afin de proposer des alternatives crédibles aux décideurs politiques.
La volonté politique est bel et bien la clé de la réussite du sommet de Copenhague sur le changement climatique qui se tiendra du 7 au 18 décembre 2009. Les enjeux sont énormes et l’occasion est unique. L’avenir de notre planète en dépend et avec lui celui des générations futures. Après Copenhague, le monde ne sera plus le même. Nopib tentera de montrer qu’il peut être meilleur.
Par Laurent Pfaadt, président de NOPIB









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