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	<title>nopib &#187; À la une</title>
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	<description>Le climat change, changeons d&#039;indicateurs !</description>
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		<title>Indicateurs internationaux de développement humain</title>
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		<pubDate>Thu, 03 Nov 2011 08:36:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Développement soutenable & Indicateurs de croissance]]></category>
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		<description><![CDATA[Les données utilisées pour calculer l&#8217;Indice de développement humain (IDH) et autres indices composites présentés dans le Rapport sur le développement humain sont fournis par une variété de sources internationales publiques et représentent les meilleures et plus récentes valeurs disponibles pour ces indicateurs au moment de la préparation du rapport. Le calcul des valeurs de l&#8217;IDH et le classement des pays sont de la responsabilité seule du Bureau du Rapport sur le développement humain. Le Rapport sur le développement humain 2011, une publication qui bénéficie d&#8217;indépendance éditoriale et qui est commandée par le Programme des Nations Unies pour le développement, a été publié en version imprimée et en ligne le 2 novembre 2011. Pour plus d&#8217;information
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			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Les données utilisées pour calculer l&#8217;Indice de développement humain (IDH) et autres indices composites présentés dans le Rapport sur le développement humain sont fournis par une variété de sources internationales publiques et représentent les meilleures et plus récentes valeurs disponibles pour ces indicateurs au moment de la préparation du rapport. Le calcul des valeurs de l&#8217;IDH et le classement des pays sont de la responsabilité seule du Bureau du Rapport sur le développement humain. Le Rapport sur le développement humain 2011, une publication qui bénéficie d&#8217;indépendance éditoriale et qui est commandée par le Programme des Nations Unies pour le développement, a été publié en version imprimée et en ligne le 2 novembre 2011. <a href="http://hdr.undp.org/fr/statistiques/" target="_blank">Pour plus d&#8217;information</a></p>
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		<title>Et si Wikileaks était une chance ?</title>
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		<pubDate>Thu, 16 Dec 2010 19:46:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Démocratie & Gouvernance]]></category>
		<category><![CDATA[À la une]]></category>
		<category><![CDATA[wikileaks]]></category>

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		<description><![CDATA[Wikileaks est là pour durer
Tout comme il était difficile d’expliquer, hier, à des néophytes, qu’essayer d’arrêter le piratage de mp3 était techniquement une illusion, et que le plus efficace consistait à s’adapter à la situation, il est tout aussi complexe d’expliquer pourquoi Wikileaks ne s’arrêtera pas, et qu’il faudra faire avec.
C’est comme ça.
A partir du moment où une information est numérique, c’est comme ça.
Vous ne pouvez en contrôler parfaitement la circulation, il y a des fuites. C’est vrai avec un CD rippé en mp3 (une fuite de son circuit de distribution fermé initial), tout comme avec des documents militaires, copiés sur une clé USB ou un CD vierge.
Pire, plus vous cherchez à contrôler la circulation d’une information numérique, plus vous perturbez cette circulation et rendez le système inefficace et coûteux.
Ce que Wikileaks va faire subir aux militaires, aux Etats, demain aux banques et sans doute sous peu aux grandes multinationales, est de la même ampleur que ce que le P2P a fait subir à l’industrie de la musique.
Un bouleversement systémique, essentiellement dû à une force mystérieuse, dont les adeptes se comptent depuis longtemps par millions, qui semble vouloir que comme l’Homme, l’octet, lui aussi, aspire à être Libre.
Les petits ennuis financiers des maisons de disques, par rapport à ce qu’il ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Wikileaks est là pour durer<br />
</strong><a href="http://nopib.fr/wp-content/uploads/2010/12/wikileaks_rww1.gif"></a><a href="http://nopib.fr/wp-content/uploads/2010/12/wikileaks_rww2.gif"><img class="alignleft size-medium wp-image-325" title="wikileaks_rww" src="http://nopib.fr/wp-content/uploads/2010/12/wikileaks_rww2-300x137.gif" alt="wikileaks_rww" width="300" height="137" /></a>Tout comme il était difficile d’expliquer, hier, à des néophytes, qu’essayer d’arrêter le piratage de mp3 était techniquement une illusion, et que le plus efficace consistait à s’adapter à la situation, il est tout aussi complexe d’expliquer pourquoi Wikileaks ne s’arrêtera pas, et qu’il faudra faire avec.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est comme ça.</p>
<p style="text-align: justify;">A partir du moment où une information est numérique, c’est comme ça.</p>
<p style="text-align: justify;">Vous ne pouvez en contrôler parfaitement la circulation, il y a des fuites. C’est vrai avec un CD rippé en mp3 (une fuite de son circuit de distribution fermé initial), tout comme avec des documents militaires, copiés sur une clé USB ou un CD vierge.</p>
<p style="text-align: justify;">Pire, plus vous cherchez à contrôler la circulation d’une information numérique, plus vous perturbez cette circulation et rendez le système inefficace et coûteux.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://nopib.fr/wp-content/uploads/2010/12/wikileaks_rww_1.gif"><img class="alignleft size-full wp-image-305" title="wikileaks_rww_1" src="http://nopib.fr/wp-content/uploads/2010/12/wikileaks_rww_1.gif" alt="wikileaks_rww_1" width="240" height="168" /></a>Ce que Wikileaks va faire subir aux militaires, aux Etats, demain aux banques et sans doute sous peu aux grandes multinationales, est de la même ampleur que ce que le P2P a fait subir à l’industrie de la musique.</p>
<p style="text-align: justify;">Un bouleversement systémique, essentiellement dû à une force mystérieuse, dont les adeptes se comptent depuis longtemps par millions, qui semble vouloir que comme l’Homme, l’<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Octet">octet</a>, lui aussi, aspire à être Libre.</p>
<p style="text-align: justify;">Les petits ennuis financiers des maisons de disques, par rapport à ce qu’il se passe aujourd’hui, désormais, qui va s’en soucier ? Personne.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais ne vous y trompez pas, cette liberté revendiquée par ceux qui se sont battus contre Hadopi, résonne parfaitement avec celle que nous fait entrevoir Wikileaks, la liberté des octets.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Wikileaks n’est qu’un concept disruptif</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><br />
</strong>Mais avant tout, on n’arrêtera pas Wikileaks parce que Wikileaks n’est pas simplement un site, c’est un concept. Il n’est pas le seul, d’ailleurs, d’autres, comme Cryptome, qui a participé à la fondation de Wikileaks, font moins parler d’eux mais sont potentiellement tout aussi disruptifs, voir bien plus.</p>
<p style="text-align: justify;">En passant par l’intermédiaire de la presse, Wikileaks a fait une concession importante par rapport à sa vision originelle, toujours défendue par d’autres qui depuis ont fait sécession et <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/vu-sur-le-web/20101211.OBS4515/un-ancien-de-wikileaks-prepare-un-site-concurrent.html">préparent leur propre projet</a>, plus radical.</p>
<p style="text-align: justify;">Plutôt que de passer par la presse et de distiller les informations au compte goutte, cette nouvelle génération de Wikileaks procéderait à des ‘dump’ massifs. Tout, d’un coup, en vrac, et sans passer par un intermédiaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Passer par la presse, et publier au compte goutte, pose la question du choix éditorial de Wikileaks. Pourquoi telle information a-t-elle été publiée, plutôt qu’une autre, qui le sera peut être dans six mois ? Quelle est l’intention de Wikileaks ?</p>
<p style="text-align: justify;">On peut se perdre en conjectures sur le sujet, c’est au mieux une perte de temps et bien souvent une tentative maladroite pour noyer le poisson et éviter d’avoir à regarder les choses en face. Le plus simple est encore de lire les écrits d’Assange.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://zunguzungu.wordpress.com/2010/11/29/julian-assange-and-the-computer-conspiracy-%E2%80%9Cto-destroy-this-invisible-government%E2%80%9D/#">Son intention </a>n’est pas de faire tomber tel chef d’Etat ou de porter atteinte à tel intérêt, il veut tout simplement détruire les formes actuelles de gouvernance, que lui et le courant de pensée qu’il représente, considèrent comme des conspirations.</p>
<p style="text-align: justify;">Qu’il réussisse à les détruire n’est pas (encore ?) évident, mais qu’il les oblige à changer de façon radicale et accélérée ne fait désormais aucun doute.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La conspiration selon Assange</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong><strong><br />
</strong>N’allez pas croire qu’Assange croit à une grande conspiration qui nous cacherait l’existence d’aliens vivant parmi nous (update: <a href="http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/wikileaks/8180528/Wikileaks-new-diplomatic-cables-contain-UFO-details-says-Julian-Assange.html">quoi que</a>). Il a une définition bien différente de la conspiration :</p>
<p style="text-align: justify;">Les régimes autoritaires donnent naissance à des forces d’opposition en faisant pression sur les individus et la volonté collective qui aspirent à la liberté, la vérité et l’accomplissement individuel. Les plans qui font marcher le régime, une fois découverts, provoquent une résistance. Dès lors, ils sont gardés secrets pour permettre au régime de connaître le succès. Ceci est suffisant pour qualifier leur conduite de conspiratoire.<br />
Une conspiration, c’est, pour Assange, un réseau d’individu qui se partagent de façon exclusive des informations pour leur bénéfice, et au détriment de ceux qui n’y ont pas accès.</p>
<p style="text-align: justify;">Effectivement, force est de constater que l’armée américaine et le gouvernement des USA tombent dans cette catégorie, ce qui explique le choix des cibles de Wikileaks. Tout comme le choix d’une banque qui abriterait des systèmes de corruption à large échelle, que Wikileaks promet de mettre à nu prochainement, ainsi que <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/WikiLeaks#Affaires_m.C3.A9diatis.C3.A9es_par_le_truchement_de_WikiLeaks">les nombreuses organisations </a>dont le site a déjà fait fuiter des informations. Un très grand nombre d’entreprises sont aussi de bonnes candidates, ainsi que de nombreuses autres organisations, comme la presse, qu’Assange classe au rayon des conspirateurs (un point de vue semble-t-il <a href="http://www.liberation.fr/monde/01012307101-wikileaks-les-medias-francais-severement-critiques-par-les-americains">partagé par l’ambassade des Etats-Unis à Paris</a>).</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La conspiration comme réseau</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://nopib.fr/wp-content/uploads/2010/12/wikileaks_rww_21.gif"><img class="aligncenter size-full wp-image-307" title="wikileaks_rww_2" src="http://nopib.fr/wp-content/uploads/2010/12/wikileaks_rww_21.gif" alt="wikileaks_rww_2" width="554" height="415" /></a><a href="http://nopib.fr/wp-content/uploads/2010/12/wikileaks_rww_2.gif"></a></p>
<p style="text-align: justify;">En bon geek, Assange aborde les conspirations qu’il veut abattre comme un réseau. Un réseau qui a besoin de communiquer, mais dans le secret, car si révéler ses plans aux yeux de tous susciterait une résistance qui l’empêcherait de fonctionner, ne pas faire circuler l’information nécessaire à la réalisation de ces même plans serait tout aussi désastreux. Un réseau qui n’est pas inscrit sur un organigramme, mais un réseau tout de même, dont aucun nœud, si puissant soit-il, n’a nécessairement une vision claire de l’ensemble. Rien de bien compliqué pour quelqu’un comme Julien Assange.</p>
<p style="text-align: justify;">Familier avec la culture hacker, Assange détourne le système, et y introduit le virus de la ‘fuite’, inévitable conséquence du passage à l’ère du numérique, où les notions de copie, de circulation, de partage et de consommation de l’information sont, techniquement, parfaitement similaires (un leçon que l’industrie du disque n’a toujours pas comprise).</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://nopib.fr/wp-content/uploads/2010/12/network_rww_31.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-310" title="network_rww_3" src="http://nopib.fr/wp-content/uploads/2010/12/network_rww_31.jpg" alt="network_rww_3" width="594" height="556" /></a><br />
Pour Assange (et j’avoue partager son point de vue), les conséquences de la possibilité d’une fuite dans une organisation qui poursuit un but caché du plus grand nombre sont désastreuses :</p>
<p style="text-align: justify;">Plus une organisation est secrète ou injuste, plus la possibilité d’une fuite y amène peur et paranoïa au sein des ses dirigeants et de ses cadres. Cela doit aboutir à une diminution de l’efficacité de ses mécanismes de communication internes (et une augmentation de la ‘taxe au secret’) et à un déclin de la capacité à traiter de l’information de l’ensemble du système, qui aboutirait à une incapacité à conserver le pouvoir dans un environnement qui demanderait de s’adapter.</p>
<p style="text-align: justify;">Par conséquent, dans un monde ou les fuites sont faciles, les organisations secrètes ou injustes seraient plus touchées que les organisations ouvertes et justes. Puisque les organisations injustes donnent naissance à une opposition, et n’arriveront à conserver le pouvoir qu’à peu d’endroits. Des fuites publiées en masse les laisseront vulnérables et à la merci de ceux qui cherchent à les remplacer par des formes plus ouvertes de gouvernance.<br />
En introduisant le concept de Wikileaks, Assange fait exploser le coût de cette ‘taxe au secret’, que l’organisation doit débourser pour confiner à elle seule la circulation de l’information indispensable à sa survie.</p>
<p style="text-align: justify;">L’industrie du disque, là encore, donne un (tout) petit aperçu du problème. Pour tenter de confiner la circulation de fichiers musicaux à un ensemble (relativement) contrôlé d’utilisateurs (ceux qui l’on payé), les sommes qu’elle devrait débourser seraient colossales (en même temps, c’est l’Etat qui paie). Avec le virus de la fuite, le problème se généralise à toute organisation qui fait circuler de l’information confidentielle en circuit fermé.</p>
<p style="text-align: justify;">En perturbant la circulation de l’information qui y circule en interne, Assange veut ralentir ces organisations ‘complotistes’ pour les rendre moins efficaces, plus lourdes et plus coûteuses. Et devinez quoi : <a href="http://www.reuters.com/article/idUSN0115242920101201">ça marche</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans ses écrits, Assange s’attend à ce qu’ainsi poussées dans leurs retranchements, ces organisations révèlent leur vrai visage et leur caractère autoritaire, et se mettent, par exemple, à censurer la presse. Et devinez quoi : <a href="http://www.youtube.com/watch?v=RvMn4q4FNHg">ça marche</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">Aujourd’hui le gouvernement américain, hier son armée, demain, une grande institution financière. Qu’il s’agisse de Wikileaks ou d’un projet alternatif, toutes les organisations qui fonctionnent sur la base d’informations gardées secrètes par une élite est, qu’elle le réalise ou pas, dans une situation de crise absolue.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est le système de gouvernance avec lequel l’humanité a fait son chemin jusqu’à aujourd’hui  qui est remis en question. La distinction entre démocratie et dictature n’est pas énorme de ce point de vue là.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour Assange, les démocraties contemporaines ne sont que des régimes autoritaires qui gardent secret leurs intentions et manipulent les masses en contrôlant le flot de l’information afin de les leurrer. Une façon de voir qui trouvera echo chez beaucoup, tant <a href="http://www.france.fr/">dans certains pays</a>, la mise en scène est grossière et cousue de fil blanc.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://nopib.fr/wp-content/uploads/2010/12/wikileaks_rww_41.jpg"><img class="size-medium wp-image-311 aligncenter" title="wikileaks_rww_4" src="http://nopib.fr/wp-content/uploads/2010/12/wikileaks_rww_41-300x193.jpg" alt="wikileaks_rww_4" width="300" height="193" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Demain (matin)</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong></strong><strong><br />
</strong>La première réaction de tout système est de chercher à se préserver, et c’est ce à quoi nous assistons en ce moment. Une chasse à l’homme qui a de bonnes chances de faire d’Assange au mieux un héro et au pire un martyr, des attaques informatiques contre Wikileaks qui l’a poussé à se déployer et à disséminer son contenu aux quatre coins du monde, et <a href="http://guybirenbaum.com/20101209/la-transparence-qui-vient-a-petits-pas/">une multitudes de lois en projet </a>ou <a href="http://fr.readwriteweb.com/2010/12/09/a-la-une/wikileaks-dynamite-loppsi/">sur le point d’être votés</a>, permettant à l’Etat français de censurer des informations sur internet sans recourir à la justice, d’y interdire les appels au boycott, d’y publier des informations sensibles sur une entreprises française, et même d’y appeler à manifester.</p>
<p style="text-align: justify;">Démocratie ? Plus vraiment.</p>
<p style="text-align: justify;">La stratégie d’Assange est redoutable, en faisant exploser la ‘taxe au secret’ de ces organisations, il rend leur coûts de fonctionnement exorbitant, et grippe leur fonctionnement.</p>
<p style="text-align: justify;">Une ritournelle que les lecteurs habituels de ReadWriteWeb ont déjà entendu, quand il s’agissait d’expliquer pourquoi les coûts technologiques d’Hadopi allaient nécessairement crever le plafond au vu de l’inexorable force d’innovation à laquelle ils s’opposent.</p>
<p style="text-align: justify;">Ici, c’est la même chose, mais pour les gouvernements, les entreprises, les banques, les églises, les partis politiques, les syndicats…</p>
<p style="text-align: justify;">Inutile de vous dire qu’il n’y a pas suffisamment d’argent sur terre pour payer une telle taxe sur le secret. La seule alternative au verrouillage et au passage à une nouvelle forme de régime autoritaire – la société de la surveillance – c’est ce que beaucoup appellent déjà la dictature de la transparence.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Après demain</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><br />
</strong>La nature geek et binaire d<a href="http://nopib.fr/wp-content/uploads/2010/12/wikileaks_rww.gif"></a>u virus qu’Assange a ainsi lancé sur les modèles de gouvernance contemporains fait que les positions intermédiaires risquent d’être délicates à tenir. Faire comme si de rien n’était et continuer comme avant n’est, quoi qu’il en soit, en aucun cas une option. Le numérique est désormais au centre de l’échiquier politique, diplomatique, militaire, et plus que jamais, économique.</p>
<p style="text-align: justify;">Au final, nous risquons d’avoir à choisir entre deux nouvelles formes de dictatures (si tant est que la transparence en soit une). Celle de la société de la surveillance a été abondamment décrite, entre autre par Orwell, et <a href="http://fr.readwriteweb.com/2010/01/12/analyse/deep-packet-inspection-censure-filtrage/">nous sommes à sa porte aujourd’hui</a>, l’alternative reste à écrire, à moins que 1984 vous tente.</p>
<p style="text-align: justify;">Comme l’industrie du disque et son modèle économique hier, le monde se retrouve confronté,brutalement, à l’obsolescence de son modèle de gouvernance face à la civilisation du numérique dans lequel il est entré. Des choix radicaux devront être faits dans les mois et les années à venir.</p>
<p style="text-align: justify;">La France se réveille, avec son éternel retard sur le numérique, dans un monde nouveau. Des élites au pouvoir parfaitement inaptes à comprendre ce qu’il se passe, et vraisemblablement <a href="http://lecercle.lesechos.fr/economie-societe/international/221132141/un-scandale-francais-sur-wikileaks-serait-un-casse-tete-leg">balayées d’ici peu </a>par des fuites fatidiques, venues confirmer ce que tout le monde soupçonne ou apporter une pierre de plus à l’édifice des scandales.</p>
<p style="text-align: justify;">Etant donné l’ineptie de la gouvernance en place pour tout ce qui touche au numérique, on ne peut vraisemblablement pas à ce stade éviter une dérive accélérée vers la société de la surveillance, déjà bien entamée. Mais prétexter Hadopi, les pédophiles ou Dieu sait quoi ne leurrera plus personne désormais.</p>
<p style="text-align: justify;">Hadopi (et sous peu Loppsi, <a href="http://fr.readwriteweb.com/2010/12/09/a-la-une/wikileaks-dynamite-loppsi/">elle aussi dynamité par Wikileaks </a>il y a plus d’un an) ont montré qu’il n’y a pas grand chose à attendre des contres-pouvoir habituels d’une démocratie. Parlement godillot et justice sur le banc de touche, circulez, il n’y a rien a voir.</p>
<p style="text-align: justify;">Peu de chances pourtant que les élections soient annulées. Pour l’instant, <a href="http://www.flickr.com/photos/avlxyz/5248379951/">les manifestations de soutien sont plutot bon enfant </a>(même s’il est évident que nous aurons des émeutes, et qui sait, des révolutions Wikileaks quelque part un jour). Nous devrions en arriver, dans 15 mois désormais, à choisir entre deux ou trois projets de sociétés (continuer comme avant n’étant, je me répète, plus vraiment une option).</p>
<p style="text-align: justify;">Ces projets porteront des choix essentiels en matière de libertés numériques, car celles-ci viennent de sauter à la figure de tous, là où l’essentiel des citoyens français, parce qu’ils avaient un usage modéré ou inexistant d’internet, ne se pensaient pas un instant concernés par ces enjeux.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces libertés numériques orienteront notre avenir de façon radicale. Dictature de la transparence, société de la surveillance, une seule chose est sûre pour l’instant, c’est maintenant qu’il faut choisir.</p>
<p style="text-align: justify;">&lt;si vous souhaitez diffuser cet article à destination de vos lecteurs sur votre blog/média/whatever, n’hésitez pas, ce n’est pas moi qui vais vous faire un procès pour contrefaçon <img src='http://nopib.fr/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';-)' class='wp-smiley' />  Mettez juste un lien vers l’original&gt;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://fr.readwriteweb.com/2010/12/13/a-la-une/si-wikileaks-tait-une-chance/">Article original publié sur ReadWriteWeb</a> par Fabrice Epelboin</strong></p>
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		<title>Simplifions la loi Grenelle 2</title>
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		<pubDate>Thu, 06 May 2010 20:43:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Démocratie & Gouvernance]]></category>
		<category><![CDATA[À la une]]></category>

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		<description><![CDATA[Le collectif Regards Citoyen, bénévole et transpartisan, s'est fixé comme objectif de proposer aux citoyens un accès facilité au fonctionnement des institutions françaises. C'est dans cet esprit que le collectif a développé sur son site NosDeputes.fr, l'observatoire de l'activité parlementaire, un outil intitulé « Simplifions la loi 2.0 » qui permet aux citoyens d'accéder à l'intégralité d'un texte législatif et de pouvoir apporter son opinion sur chaque article, alinéa et amendement.

A l'occasion du projet de loi Grenelle 2, les citoyens sont à nouveau invités par le collectif à venir apporter leur contribution au débat politique, en soumettant leurs analyses et opinions sur les différentes dispositions du projet de loi et les amendements. La lecture des textes est facilitée par la création automatique de liens sur les différents articles de loi cités, afin d'utiliser pleinement les fonctionnalités du Web. Il s'agit donc d'une autre manière d'investir le champ politique, au-delà des partis et de participer à une forme de co-production législative.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://nopib.fr/wp-content/uploads/2010/05/regardscitoyens-300x186.jpg" alt="Regards Citoyens" title="Regards Citoyens" width="300" height="186" class="alignright size-medium wp-image-242" />Le collectif <a href="http://www.regardscitoyens.org/">Regards Citoyens</a>, bénévole et transpartisan, s&#8217;est fixé comme objectif de proposer aux citoyens un accès facilité au fonctionnement des institutions françaises. C&#8217;est dans cet esprit que le collectif a développé sur son site <a href="http://www.nosdeputes.fr/">NosDeputes.fr</a>, l&#8217;observatoire de l&#8217;activité parlementaire, un outil intitulé « Simplifions la loi 2.0 » qui permet aux citoyens d&#8217;accéder à l&#8217;intégralité d&#8217;un texte législatif et de pouvoir apporter son opinion sur chaque article, alinéa et amendement.</p>
<p>A l&#8217;occasion du projet de loi Grenelle 2, les citoyens sont à nouveau invités par le collectif à venir apporter leur contribution au débat politique, en soumettant leurs analyses et opinions sur les différentes dispositions du projet de loi et les amendements. La lecture des textes est facilitée par la création automatique de liens sur les différents articles de loi cités, afin d&#8217;utiliser pleinement les fonctionnalités du Web. Il s&#8217;agit donc d&#8217;une autre manière d&#8217;investir le champ politique, au-delà des partis, et de participer à une forme de co-production législative.</p>
<p>Avec le développement, encore laborieux, de la transparence et de la réutilisation des données publiques, de nombreuses initiatives de ce genre devraient apparaître. Ces initiatives enthousiasmantes créent de nouveaux espaces d&#8217;expression démocratique et permettront peut-être, à terme, une réappropriation par les citoyens de la « chose publique ».</p>
<p>Accéder à &laquo;&nbsp;<a href="http://www.nosdeputes.fr/Grenelle2">Simplifions la loi Grenelle 2</a>&nbsp;&raquo;</p>
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		<title>Le monde d’après</title>
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		<pubDate>Thu, 18 Mar 2010 16:38:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Édito]]></category>

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		<description><![CDATA[Les élections régionales ont livré un message fort. Non seulement, elles ont marqué le refus d’une forme de gestion, de pouvoir basé sur l’éphémère impact de l’information et d’une façon de faire de la politique qui méprise l’homme.
A l’heure où nos dirigeants politiques se sont montrés inefficaces à lutter contre cette crise économique et financière qui n’est pas terminée et où ces même dirigeants usent de celle-ci comme d’une arme politicienne, il est temps d’avancer des solutions. Face à un chômage de masse, permanent qui frappe durement les jeunes et un surendettement inquiétant des Etats qui fait peser sur nous et surtout sur les générations futures de terrible menaces. Face à une représentation politique, un modèle politique et une gouvernance rejetés par une abstention qui fait craindre un retour du populisme et du nationalisme. Face à une Europe qui a déçu et qui n’apporte toujours pas de réponses, d’alternatives, et peine à exister malgré les avancées institutionnelles en raison du cynisme de nombreux gouvernements européens, il est grand temps d’avancer, de proposer de nouvelles solutions, innovantes, qui préparent l’avenir.
Il est grand temps de bâtir une République assise sur les bases de la justice sociale, économique et environnementale. Une République respectueuse des libertés civiles où la dégradation des prisons qui fait ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les élections régionales ont livré un message fort. Non seulement, elles ont marqué le refus d’une forme de gestion, de pouvoir basé sur l’éphémère impact de l’information et d’une façon de faire de la politique qui méprise l’homme.</p>
<p>A l’heure où nos dirigeants politiques se sont montrés inefficaces à lutter contre cette crise économique et financière qui n’est pas terminée et où ces même dirigeants usent de celle-ci comme d’une arme politicienne, il est temps d’avancer des solutions. Face à un chômage de masse, permanent qui frappe durement les jeunes et un surendettement inquiétant des Etats qui fait peser sur nous et surtout sur les générations futures de terrible menaces. Face à une représentation politique, un modèle politique et une gouvernance rejetés par une abstention qui fait craindre un retour du populisme et du nationalisme. Face à une Europe qui a déçu et qui n’apporte toujours pas de réponses, d’alternatives, et peine à exister malgré les avancées institutionnelles en raison du cynisme de nombreux gouvernements européens, il est grand temps d’avancer, de proposer de nouvelles solutions, innovantes, qui préparent l’avenir.</p>
<p>Il est grand temps de bâtir une République assise sur les bases de la justice sociale, économique et environnementale. Une République respectueuse des libertés civiles où la dégradation des prisons qui fait de la France le 35e état européen ne doit plus être tolérée. « Une société se juge à l’état de ses prisons » disait à juste titre Albert Camus dont la pensée demeure plus actuelle que jamais.</p>
<p>Une République qui inscrit la tolérance politique au fronton de ses priorités où la différence ne sert plus d’argument politicien mais devienne enfin un atout politique et économique pour le rayonnement et le dynamisme de notre pays.</p>
<p>En somme, remettre l’homme au centre de nos préoccupations, faire de l’humain et de son respect notre objectif premier.</p>
<p>Ainsi, en vue des prochaines échéances, NOPIB avancera vers la construction d’un nouveau modèle de gouvernance, politique, économique, social et environnemental et apportera des réponses aux grandes questions (croissance économique et bien-être, vivre-ensemble, identité, défense des droits de l’homme, respect de notre planète) qui agitent ce XXIe siècle naissant.</p>
<p><em>Par Laurent Pfaadt, Président de NOPIB</em></p>
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		<title>Au-delà du PIB et de Copenhague</title>
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		<pubDate>Fri, 06 Nov 2009 10:48:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[À lire]]></category>
		<category><![CDATA[Édito]]></category>
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		<description><![CDATA[Aujourd’hui, tout le monde en convient : le PIB ne suffit plus à mesurer l’état des richesses et du bien-être des populations. Pendant longtemps, le dogme de la croissance permanente a masqué, volontairement ou non, les problèmes liés à l’état de notre santé, à l’accroissement des inégalités et à l’affaiblissement de nos démocraties. Et que dire bien évidemment des répercussions de ce culte de la croissance sur l’environnement et le développement durable. Peut-on réellement croire avec sérieux que l’accroissement du réchauffement climatique, la poursuite de la déforestation, les difficultés d’accès à l’eau ou à des toilettes propres ou les atteintes quotidiennes à notre sécurité alimentaire constatées ces dernières années concourent à la croissance économique ?
Les sociétés du 21e siècle ne peuvent plus fonctionner avec des instruments élaborés au 20e. Le monde a changé. La planète est devenue un quartier où, d’un simple clic de souris, vous vous retrouvez en Indonésie ou en Arctique. L’interpénétration des continents et des sociétés nous imposent de penser global, de ne pas se cantonner à la France ni même à l’Europe car le changement climatique ne s’arrête pas aux frontières. De nouveaux indicateurs de croissance sont donc nécessaires pour rendre compte réellement et avec le plus de précision les besoins des 6,8 milliards d’hommes et ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignright size-medium wp-image-138" title="Copenhague" src="http://nopib.fr/wp-content/uploads/2009/11/2456945509_2f9a3d5658_b-300x225.jpg" alt="Copenhague" width="300" height="225" />Aujourd’hui, tout le monde en convient : le PIB ne suffit plus à mesurer l’état des richesses et du bien-être des populations. Pendant longtemps, le dogme de la croissance permanente a masqué, volontairement ou non, les problèmes liés à l’état de notre santé, à l’accroissement des inégalités et à l’affaiblissement de nos démocraties. Et que dire bien évidemment des répercussions de ce culte de la croissance sur l’environnement et le développement durable. Peut-on réellement croire avec sérieux que l’accroissement du réchauffement climatique, la poursuite de la déforestation, les difficultés d’accès à l’eau ou à des toilettes propres ou les atteintes quotidiennes à notre sécurité alimentaire constatées ces dernières années concourent à la croissance économique ?</p>
<p>Les sociétés du 21e siècle ne peuvent plus fonctionner avec des instruments élaborés au 20e. Le monde a changé. La planète est devenue un quartier où, d’un simple clic de souris, vous vous retrouvez en Indonésie ou en Arctique. L’interpénétration des continents et des sociétés nous imposent de penser global, de ne pas se cantonner à la France ni même à l’Europe car le changement climatique ne s’arrête pas aux frontières. De nouveaux indicateurs de croissance sont donc nécessaires pour rendre compte réellement et avec le plus de précision les besoins des 6,8 milliards d’hommes et de femmes qui vivent sur la terre.</p>
<p>De cette constatation naît un impératif majeur : trouver des solutions. Démographiques, environnementales, énergiques, économiques, démocratiques, géostratégiques, sociaux et culturels, les sujets ne manquent pas. L’OCDE, la Commission européenne, le Conseil de l’Europe, la Commission Stiglitz pour la mesure de la performance économique et du progrès social et de nombreux think tanks ont commencé à réfléchir à cette question cruciale.</p>
<p>Nopib s’inscrit aujourd’hui pleinement dans cette démarche : trouver des solutions. Véritable boîte à idées sans étiquette politique car les sujets qu’elle aborde concernent tous les partis, Nopib se donne pour mission d’élaborer de nouvelles approches progressistes afin d’aider à l’élaboration des sociétés de demain qui feront du développement durable et du respect de l’homme et de sa diversité leurs impératifs. Un comité scientifique réunissant des experts compétents et reconnus travaillera autour de six ateliers afin de proposer des alternatives crédibles aux décideurs politiques.</p>
<p>La volonté politique est bel et bien la clé de la réussite du sommet de Copenhague sur le changement climatique qui se tiendra du 7 au 18 décembre 2009. Les enjeux sont énormes et l’occasion est unique. L’avenir de notre planète en dépend et avec lui celui des générations futures. Après Copenhague, le monde ne sera plus le même. Nopib tentera de montrer qu’il peut être meilleur.</p>
<p style="text-align: right;"><em>Par Laurent Pfaadt, président de NOPIB<br />
</em></p>
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		<title>Le climat change&#8230; changeons d&#8217;indicateurs !</title>
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		<pubDate>Wed, 09 Sep 2009 16:02:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Développement soutenable & Indicateurs de croissance]]></category>
		<category><![CDATA[À la une]]></category>
		<category><![CDATA[À lire]]></category>
		<category><![CDATA[Copenhague2009]]></category>
		<category><![CDATA[Empreinte écologique]]></category>
		<category><![CDATA[FAIR]]></category>
		<category><![CDATA[Happy Planet Index]]></category>
		<category><![CDATA[indicateur de Santé Sociale]]></category>
		<category><![CDATA[Indicateur du bien-être économique]]></category>
		<category><![CDATA[Indicateur du Développement Humain]]></category>
		<category><![CDATA[Indicateurs GRI]]></category>
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		<category><![CDATA[Jean-Paul Fitoussi]]></category>
		<category><![CDATA[Joseph Stiglitz]]></category>
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		<description><![CDATA[Le sacro-saint PIB constitue depuis longtemps le baromètre de la richesse des nations. Il évalue la production d’une économie nationale à savoir l’activité transitant par le secteur marchand.

Comme le souligne justement le rapport du Conseil Economique, Social et Environnemental sur les indicateurs du développement durable et l’empreinte écologique présenté en juin par Philippe le Clézio, à aucun moment, celui-ci : Ne prend en compte la qualité de la vie : ainsi les activités non monétarisées telles que la production domestique, le bénévolat associatif ne sont pas comptabilisées alors qu’on estime en France qu’elles représentent l’équivalent d’un million d’emplois temps plein. Par contre dès qu’une activité passe du secteur non marchand au secteur marchand, le PIB augmente ; qu’elles représentent l’équivalent d’un million d’emplois temps plein. Par contre dès qu’une activité passe du secteur non marchand au secteur marchand, le PIB augmente...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3>Introduction</h3>
<p>Le sacro-saint PIB constitue depuis longtemps le baromètre de la richesse des nations. Il évalue la production d’une économie nationale à savoir l’activité transitant par le secteur marchand.</p>
<p>Comme le souligne justement le rapport du Conseil Economique, Social et Environnemental sur les indicateurs du développement durable et l’empreinte écologique présenté en juin par Philippe le Clézio, à aucun moment, celui-ci :</p>
<ul>
<li><span style="font-weight: bold;">Ne prend en compte la qualité de la vie</span> : ainsi les activités non monétarisées telles que la production domestique, le bénévolat associatif ne sont pas comptabilisées alors qu’on estime en France qu’elles représentent l’équivalent d’un million d’emplois temps plein. Par contre dès qu’une activité passe du secteur non marchand au secteur marchand, le PIB augmente</li>
<li><span style="font-weight: bold;">Ne comporte d’indication sur la manière dont la richesse se répartit</span> : l’augmentation du PIB peut ainsi s’accompagner d’une augmentation des inégalités et engendrer de fortes disparités sociales voire menacer la cohésion sociale (inégalités par rapport à l’accès aux soins, à l’éducation, aux services sociaux…)</li>
<li><span style="font-weight: bold;">Ignore les atteintes à la santé et l’environnement</span> (dégradation des actifs naturels tels que sous-sol, sol, eau, atmosphère, biodiversité…) <span style="font-weight: bold;">et l’épuisement des ressources naturelles</span>. Le pire est que certaines productions particulièrement néfastes à la durabilité (par leurs débauches énergétiques, de matières premières non renouvelables, les pollutions engendrées) entrent dans le calcul du PIB. Nous sommes là en présence d’un système complètement aveugle des problématiques qui se dresse devant nous.</li>
</ul>
<div class="postnote">Plus d&#8217;informations sur la <a href="http://www.conseil-economique-et-social.fr/ces_dat2/2-3based/base.htm">base documentaire des avis, rapports et études</a> du Conseil Économique, Social et Environnemental</div>
<p>Les réflexions sont de plus en nombreuses sur la manière dont l’impératif de durabilité pourrait être intégré dans les représentations statistiques des Etats et des acteurs économiques de manière à mesurer la distance qui sépare le fonctionnement actuel de l’économie de ce qui serait un fonctionnement compatible avec un modèle de développement soutenable. Comment introduire ainsi une notion de valeur ajoutée d’usage durable prenant en compte des critères d’efficacité, de qualité, de sobriété et de progrès social ?</p>
<p>Prendre en compte et prévoir, dans ses modes de production et de gestion des ressources les besoins futurs n’est pas en soi une nouveauté. Ces préoccupations se trouvaient déjà au cœur de l’économie des sociétés pré-industrielles. Tous les forestiers français connaissaient, par exemple, les ordonnances de Philippe de Valois, puis de Colbert, sur la nécessité d’assurer le rendement « sous-tenu » des forêts du royaume.</p>
<p>Dans les années 1920 des économistes reconnaissaient déjà la nécessité de prendre en compte les effets de l’activité sur les ressources épuisables comme Arthur Cecil PIGOU dans son ouvrage « L’économie du bien-être ». Celui-ci recommandait à l’Etat d’intervenir par le moyen de taxes ou de commandements à réparer pour corriger les effets négatifs induits par la production d’une entreprise comme la pollution. Il est en quelque sorte l’inventeur du principe pollueur-payeur.</p>
<p>Rappelons nous aussi l’appel du Club de Rome sur les limites de la croissance en 1972 « <em>The limits to Growth</em> » ou le rapport Bruntland en 1987 proposant la création d’indicateurs relatifs à l’impact des activités humaines sur les écosystèmes.</p>
<p>La pensée économique dominante tenta alors d’adapter la théorie néoclassique sans pour autant modifier ses fondamentaux. On reconnait le risque d’épuisement des ressources naturelles mais le progrès technique et scientifique permettra de trouver des technologies de substitution grâce aux investissements en recherche et développement. Ces technologies verront leur rentabilité économique augmenter au fur et à mesure que le prix des ressources naturelles augmentera pour cause de rareté.</p>
<p>Oui mais depuis la question du changement climatique s’est imposée et a ébranlé les agents économiques y compris les plus néolibéraux au regard de la facture sans cesse croissante des indemnisations des victimes de catastrophes naturelles : 135 milliards de dollars c’est le coût plancher du cyclone Katrina qui ravagea la quasi-totalité de la Nouvelle-Orléans en août 2005 alors que la réfection des digues réclamait une centaine de millions de dollars que l’Etat fédéral n’a pas voulu dépenser. Katrina est ainsi le cataclysme le plus coûteux de l’histoire contemporaine. Les assureurs ne s’y trompent pas tout comme les marchés financiers qui font désormais un lien direct entre l’activité économique et l’activité climatique.</p>
<p>La question de l’évaluation de notre mode de développement sous l’angle du développement du bien-être collectif et individuel est désormais incontournable mais malgré la <a href="http://www.oecd.org/dataoecd/23/14/39558112.pdf">déclaration d’Istanbul de juin 2007</a> entre l’OCDE, le PNUD et la Banque Mondiale, rejoints par le Fonds Monétaire International, aucune solution ne fait aujourd’hui consensus au plan mondial.</p>
<p><span style="font-weight: bold;">Dans sa dimension écologique</span>, la durabilité implique un mode de développement qui préserve les ressources naturelles essentielles à la vie (eau, air, sol, diversité des espèces) et qui ne conduit pas à dégrader dangereusement la biosphère. Concrètement cela veut dire : lutter contre les pollutions, diminuer des dépenses énergétiques, protéger les ressources naturelles non renouvelables.</p>
<p><span style="font-weight: bold;">Dans sa dimension économique</span>, elle impose de transmettre d’une génération à l’autre les capacités productives dont disposent la génération précédente en maintenant ce que le prix Nobel d’économie Robert Solow « le capital social par tête ». Dans ce cas, un développement durable serait acquis dès lors qu’une société maintient indéfiniment sa capacité productive et la possibilité de choix.</p>
<p><span style="font-weight: bold;">Dans sa dimension sociale</span>, la durabilité implique de transmettre aux générations à venir non pas seulement les ressources mais surtout les possibilités et les droits qui leur permettront d’accéder au bien être tel qu’il est aujourd’hui compris : satisfaction des besoins essentiels (alimentation, santé, éducation, logement), accès à des services marchands et non marchands (esthétiques, spirituels), respect des droits de la personne. Elle suppose de veiller à la cohésion de la société et de faire en sorte de ne pas léguer un tissu social déchiré sous l’effet de politiques économiques ou environnementales ayant créé des inégalités pénalisant les plus faibles.</p>
<p>Le Conseil de l’Europe insiste sur les dimensions matérielles et immatérielles du développement des sociétés dans sa stratégie de cohésion sociale en distinguant six types de biens :</p>
<ul>
<li>Biens économiques tels qu’infrastructures, équipements, marchés, entreprises</li>
<li>Biens environnementaux</li>
<li>Capital humain : populations, savoirs et savoir-faire</li>
<li>Capital social : relations humaines et liens, confiance, solidarités</li>
<li>Capital culturel : valeurs communes, connaissances</li>
<li>Capital politique : type de régime, institutions démocratiques, prise en compte des droits de l’homme, règles, mécanismes de régulation</li>
</ul>
<div class="postnote">Pour en savoir plus, lire la présentation de Samuel Thirion, administrateur au Conseil de l&#8217;Europe à la Cohésion sociale, intitulée « <a href="http://www.tudor.lu/cms/lisbonne2008/publishing.nsf/0/DCDA8C9DC87F0DADC125751600534868/$file/09H50_Samuel_Thirion_slides.pdf">Vers une société de connaissances pour la cohésion sociale et le développement durable</a> »</div>
<p>Pour le Conseil de l’Europe, la cohésion sociale est la capacité de la société à assurer le bien être de tous ses membres (y compris les générations futures).</p>
<p>C’est un point de départ pour :</p>
<ul>
<li>L’élaboration concertée d’indicateurs de progrès sociétal, au-delà du PIB</li>
<li>Une éthique de la vie ensemble (droits immatériels)</li>
<li>Une économie du bien être de tous (incluant la production et préservation de biens matériels et immatériels</li>
</ul>
<p>Dans les trois cas, il doit y avoir production interactive et itérative de connaissances sociétales par l’expérimentation et la mise en réseau. Le Conseil de l’Europe défend ainsi la méthodologie de la coresponsabilité à différentes échelles de territoires (villes, quartiers, communautés rurales…) ou institutionnels (entreprises, écoles, services publics).</p>
<p>La version pilote d’un indice pour mesurer la pollution et d’autres impacts environnementaux sur le territoire de l’UE doit être publiée en 2010. Elle aidera à examiner les résultats des efforts de protection de l’environnement dans les domaines suivants :</p>
<ul>
<li>changement climatique et utilisation énergétique ;</li>
<li>nature et biodiversité ;</li>
<li>pollution de l’air et impacts sur la santé ;</li>
<li>utilisation et pollution de l’eau ;</li>
<li>production de déchets et utilisation des ressources.</li>
</ul>
<p>D’autres initiatives proposées incluent le développement d’un Tableau de bord du développement durable européen, dont une première version devrait être présentée avant la fin 2009</p>
<p>Le Conseil Economique et Social européen propose l’ajout un indicateur de qualité de vie regroupant six domaines : intégrité physique et santé, bien-être matériel, accès aux services publics, activités sociales et intégration de nouveaux arrivants, loisirs, qualité de l’environnement.</p>
<div class="postnote">Voir l&#8217;article d&#8217;euractiv.fr : « <a href="http://www.euractiv.fr/innovation-creativite-000151/article/bruxelles-cherche-un-indicateur-alternatif-au-pib-001952">Bruxelles cherche un indicateur alternatif au PIB</a> »</div>
<p>A noter également que la Commission européenne vient de publier une feuille de route pour le développement de nouveaux indicateurs environnementaux et sociaux afin de mesurer la prospérité et le bien-être réels des Etats, au-delà du traditionnel Produit intérieur brut (PIB). Ces réflexions pourraient influencer les objectifs stratégiques de la Stratégie de Lisbonne pour la croissance et l’emploi d’après 2010</p>
<p>Dans l’immédiat il faut souligner que le PIB reste le critère privilégié pour l’attribution des aides régionales de l’Europe.</p>
<p>En France, le Grenelle de l’Environnement dans son groupe de travail n°6 évoque la mise en place d’indicateurs agrégés tels que le PIB vert, l’empreinte écologique, le capital public naturel ou l’indicateur de développement humain. Le PIB Vert ou produit intérieur net ajusté de l’environnement oblige à une évaluation monétaire des dégats de l’activité humaine sur l’environnement mais aussi des bénéfices économiques apportés par l’environnement.</p>
<p>Les experts s’accordent aujourd’hui sur une approche par tableau de bord dont les indicateurs seront suffisamment pertinents pour accorder autant de poids aux questions sociales qu’écologiques.</p>
<p>Parmi ces indicateurs, citons des indicateurs emblématiques comme :</p>
<dl>
<dt>L’empreinte écologique</dt>
<dd>
<div class="postnote">La WWF a mis en place un site afin de <a href="http://www.wwf.fr/s-informer/calculer-votre-empreinte-ecologique">calculer son empreinte écologique</a>. Voir aussi la publication d&#8217;Antoine Goxe et Sandrine Rousseau « <a href="http://ceraps.univ-lille2.fr/fileadmin/user_upload/enseignants/Goxe/Articles_et_chapitres/Goxe_Rousseau_Empreinte_Ecologique_2007.pdf">L’empreinte écologique : nouvel indicateur, ancienne approche ?</a> »</div>
<p>Cet indicateur développé au début des années 90 par le WWF exprime de façon partielle l’impact environnemental de l’activité humaine. Plus précisément il mesure la charge qu’impose aux ressources renouvelables une population donnée associée à un mode de vie ainsi que la production de déchets qui en résulte (réduite au seul CO2). On regarde ensuite le solde comptable entre l’empreinte de l’activité et la biocapacité de la planète à produire les ressources et à absorber le CO2. Il y un solde écologique positif ou négatif.</p>
<p>Cet indicateur a le mérite d’être connu internationalement, d’être simple dans sa présentation, très pédagogique. Il excelle comme outil de prise de conscience de l’impact de l’homme sur la planète. Il apparait cependant extrêmement complexe sur le plan méthodologique et ne restitue pas toutes les composantes environnementales du développement durable : épuisement des ressources minérales non renouvelables non prises en compte, pollutions de l’environnement et impact sur la santé non prises en compte. Le poids de l’empreinte carbone est important dans cet indicateur et c’est à cause d’elle que la biocapacité de la planète est largement dépassée.</p>
<p>Les experts restent donc partagés pour son utilisation comme outil d’aide à la décision.</p>
</dd>
<dt>L’Indicateur du Développement Humain</dt>
<dd>
<div class="postnote">Consultez <a href="http://hdr.undp.org/fr/statistiques/acceder/trendences/">le rapport du PNUD</a> en ligne.</div>
<p>En réaction en partie à la toute puissance de la Banque Mondiale, qui véhicule par sa posture orthodoxe, les plans d’ajustements structurels, et la recherche de croissance économique comme fin en soi, Le premier Rapport mondial sur le développement humain (1990) publié par le PNUD a introduit une nouvelle manière de mesurer le développement en faisant la synthèse des indicateurs d&#8217;espérance de vie, de niveau d&#8217;études (durée moyenne de scolarisation et durée d’alphabétisation) et de revenu (PIB réel par habitant), pour aboutir à l&#8217;Indicateur du Développement Humain (IDH). Le tournant décisif pour l&#8217;IDH fut la création d&#8217;une statistique unique destinée à servir de cadre de référence pour le développement économique et social. L&#8217;IDH établit un minimum et un maximum pour chaque dimension, appelés balises, et indique ensuite la situation de chaque pays par rapport à ces balises, dont la valeur varie entre 0 et 1. Il est sans doute un meilleur indicateur du niveau de développement d’un pays permettant de quitter le paradigme de la seule croissance économique comme fin en soi mais n’est pas exempt de faiblesses. Il pourrait ainsi prendre en compte davantage de critères qualitatifs, en particulier en ce qui concerne les inégalités.</p>
</dd>
<dt>IPH</dt>
<dd>Le PNUD a publié plusieurs autres indicateurs dont l&#8217;Indicateur de pauvreté humaine (IPH) qui signale des manques, des privations ou exclusions d&#8217;une partie de la population. Une variante de l&#8217;IPH est calculée pour les pays en développement, une autre pour les pays développés. Ce dernier tient compte de la probabilité de décéder avant 60 ans, de l&#8217;illettrisme, du pourcentage de personnes en dessous du seuil de pauvreté et des chômeurs de longue durée.</p>
</dd>
<dt>Indicateur du bien-être économique</dt>
<dd>Cet indicateur (université Dalhousie, Canada) corrige le PIB en y intégrant de nouvelles variables comme le bénévolat ou le travail domestique.</p>
</dd>
<dt>Indicateur de Santé Sociale</dt>
<dd>
<div class="postnote">Lire l&#8217;article de Florence Jany-Catrice et Rabih Zotti, rédigé pour l&#8217;IDIES (Institut pour le Développement de l&#8217;Information Économique et Sociale) et intitulé : « <a href="http://www.idies.org/index.php?post/Les-regions-francaises-face-a-leur-sante-sociale">Les régions françaises face à leur santé sociale</a> ».</div>
<p>Cet indicateur synthétique multidimensionnel sur le volet social du développement a été proposé par des chercheurs de l’Université de Lille et testé pour aborder la santé sociale des régions françaises. Les grands problèmes sociaux contemporains sont multidimensionnels (Miringoff et Miringoff, 1999) et s’accommodent mal d’une unique variable censée résumer le niveau de la santé sociale.</p>
<p>Mais comment identifier et mesurer cette multidimensionnalité territoriale sans qu’elle apparaisse comme une construction intellectuelle, une vue d’en haut, à la disposition d’une poignée d’experts ? Pour tenter d’échapper, en partie, à ce risque, Florence Jany-Catrice et Rabih Zotti de l’Université de Lille 1 se sont appuyés sur une expérience innovante réalisée dans la région Nord-Pas-de-Calais.</p>
<p>A l’issu d’un rapport sur les inégalités et la pauvreté réalisé pour le compte du Conseil régional Nord-Pas-de-Calais (Jany-Catrice, Kampelmann et alii, 2007), des groupes pluriels regroupant associations, experts, administratifs ont été mis en place et ont été le lieu de plusieurs séances de débats sur la base des interprétations que permettaient ou pas la mise en place d’un baromètre régional des inégalités et de la pauvreté. Des discussions engageant l’ensemble des acteurs ont concerné sa composition, mais aussi les pondérations des dimensions qui le composent.</p>
<p>C’est dans le prolongement de ce travail qu’a été proposé l’Indicateur de Santé Sociale. Ce dernier prend en compte les dimensions Revenu, Travail et Emploi, Education, Santé, Logement, Justice au travers de variables comme le taux de surendettement, la taux de pauvreté, la part de l’emploi précaire, le taux de fréquence des accidents du travail avec arrêt, la part du recours à l’expulsion locative, l’espérance de vie à la naissance, le taux d’actifs sans diplôme, les crimes et délits pour 100 000 hab. L’un des résultats majeur de la production de cet indicateur de santé sociale est de souligner que son niveau comparé est déconnecté de celui du Pib /tête : un plus grand Pib/tête ne signifie pas une meilleure santé sociale (Jany-Catrice, Zotti, 2008)</p>
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<dt>Indicateurs GRI</dt>
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<div class="postnote">Pour en savoir plus, consultez le site de la <a href="http://www.globalreporting.org/Home">Global Reporting Initiative</a> (GRI).</div>
<p>La Global Reporting Initiative (GRI) a été établie vers la fin 1997 avec comme mission de développer les directives applicables globalement pour rendre compte des performances économique, environnementale, et sociale, initialement pour des sociétés et par la suite pour n&#8217;importe quelle organisation gouvernementale, ou non gouvernementale. Rassemblée par la coalition pour les économies environnementalement responsables (CERES) en association avec le programme d&#8217;environnement des Nations Unies (PNUE), le GRI incorpore la participation active des sociétés, des O.N.G, des organismes de comptabilité, des associations d&#8217;hommes d&#8217;affaires, et d&#8217;autres parties prenantes du monde entier. La GRI propose un référentiel d&#8217;indicateurs qui permet de mesurer l&#8217;avancement des programmes de développement durable des entreprises.</p>
<p>Ce référentiel a été conçu dans le cadre d&#8217;un réseau de praticiens donc se fonde sur une expérience collective. Les indicateurs font l’objet d’une définition rigoureuse, ils mesurent une performance c&#8217;est à dire que ce qui est important, ce n&#8217;est pas la valeur atteinte à un moment donné mais les comparaisons qu&#8217;on peut établir d&#8217;une période à l&#8217;autre ou d&#8217;une organisation à l&#8217;autre. Et surtout la grande majorité de ces indicateurs se réfère soit à une norme internationale, un accord ou un protocole, à défaut aux recommandations et préconisations d&#8217;organisations internationales (Conseil de l&#8217;Europe et OCDE).</p>
<p>Mais compte tenu du nombre important d&#8217;indicateurs, leur lecture n&#8217;est pas aisée. C&#8217;est leur première faiblesse. Et corrélativement, comme il n&#8217;y a pas une valeur unique comme pour le PIB, il n&#8217;est pas facile de les utiliser à des fins de communication « grand public ». C&#8217;est leur deuxième faiblesse. Certains indicateurs sont difficiles à calculer ou même à être utilisés, l&#8217;information nécessaire n&#8217;existant pas ou étant très subjective.</p>
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<dt>L’Happy Planet Index</dt>
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<div class="postnote">Pour en savoir plus, consultez le site du <a href="http://www.happyplanetindex.org/">(un)Happy Planet Index</a></div>
<p>La NEF (New Economics Foundation) a publié en juillet la seconde version de son « <em>happy planet index</em> », qui classe les pays en divisant leur indicateur de « bien-être subjectif moyen » (issu d’enquêtes de satisfaction), multiplié par l’espérance de vie, par l’empreinte écologique moyenne par habitant. L’idée générale est de valoriser une vie longue et (jugée) heureuse avec une pression écologique faible. Le pays qui arrive en tête est le Costa Rica, un pays dont l’empreinte écologique par habitant est quatre fois plus faible qu’aux États-Unis (classés 114ème sur 143 pays) tout en ayant une espérance de vie supérieure et un indice de satisfaction de vie plus élevé. La France est en 71ème position.</p>
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<div class="postnote">Lire le <a href="http://www.stiglitz-sen-fitoussi.fr/documents/draft_summary.pdf">draft du rapport</a> de la Commission Stiglitz (en anglais)</div>
<p>Mais on ne peut parler de cette question des indicateurs sans évoquer la mise en place par le Président de la République, Nicolas Sarkozy, d’une Commission de travail présidée par Joseph Stiglitz sur la mesure de la performance économique et du progrès social dont on espère avoir les conclusions avant la fin de l’année 2009 et dont un rapport provisoire en anglais a été mis en ligne en juin.</p>
<div class="postnote">Lire la <a href="http://www.idies.org/index.php?post/Le-rapport-Stiglitz-%3A-un-diagnostic-lucide-une-methode-discutable-et-des-propositions-qui-ne-sont-pas-a-la-hauteur-des-enjeux2">note du FAIR</a> (Forum pour d’Autres Indicateurs de Richesse) publiée sur le site de l&#8217;IDIES.</div>
<p>Le collectif FAIR (Forum pour d’Autres Indicateurs de Richesse) qui s’est créé pour suivre de près les travaux de cette commission a produit une analyse de ce document.</p>
<p>Pour ce collectif, la méthode employée par la Commission, tant pour l’établissement du rapport que pour la communication qui en est faite est critiquable car la recherche d’indicateurs complémentaires ou alternatifs au PIB aurait dû constituer une formidable occasion de dialogue avec la société civile. Or, la Commission a travaillé en &laquo;&nbsp;chambre&nbsp;&raquo;, produisant des propositions non débattues.</p>
<div class="postnote">Pour aller plus loin, lire l&#8217;<a href="http://www.ofce.sciences-po.fr/pdf-articles/2009/altereco09-09.pdf">interview de Jean-Paul Fitoussi</a>, coordinateur de la Commission Stiglitz sur la mesure de la performance économique et du progrès social, publiée dans le magazine Alternatives économiques.</div>
<p>En deuxième point, le collectif est très critique sur le fait que la commission privilégie une approche monétarisée du développement en proposant de s’engager dans la voie d’une mesure monétaire synthétique (l&#8217;épargne nette ajoutée ou ENA) visant à tout monétariser : économie, environnement, niveau d’éducation…Cet indicateur monétaire créé par la Banque mondiale fait la somme de trois grandeurs : les variations du capital économique issu de la production, le « capital humain » évalué par les dépenses d’éducation, et une estimation monétaire des variations du capital naturel et des dommages écologiques (limités aux seuls dommages climatiques). Si cette somme est positive d’une année sur l’autre, le pays est supposé suivre une trajectoire de développement durable.</p>
<p>Pour FAIR, l’ENA, au demeurant à l&#8217;état de vague projet de recherche, est un indicateur à bannir comme futur repère-clef. D&#8217;une part, il est incompréhensible par des non-spécialistes et donc inutilisable pour guider démocratiquement l&#8217;action publique ou privée. D&#8217;autre part, il repose sur une hypothèse inacceptable selon laquelle les trois formes de capital sont interchangeables ou &laquo;&nbsp;substituables&nbsp;&raquo; : en résumé, ce n’est pas grave si l’on porte gravement atteinte à l’environnement pourvu que les deux autres composantes « compensent ». Les auteurs le savent bien, mais se bornent à annoncer des recherches à venir pour lever cette &laquo;&nbsp;imperfection&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Par ailleurs, en évacuant les dimensions sociales et démocratiques du progrès, les inégalités et la pauvreté, il tourne le dos à la notion de développement durable que les auteurs prétendent pourtant refléter. Est donc exclue de la conception du développement qui fonde cet indicateur, toute idée de &laquo;&nbsp;patrimoine social&nbsp;&raquo; que l’on pourrait envisager sous l’angle des solidarités, de la cohésion sociale, du lien, de la réduction des inégalités. De telles évaluations monétaires sont en réalité bien plus &laquo;&nbsp;arbitraires&nbsp;&raquo; que nombre d’indicateurs synthétiques non monétaires assez mal vus par la Commission.</p>
<p>Il semblerait que le document final qui sera présenté le 14 septembre intègre un certain nombre de ces observations. L’épargne nette ajustée qui est un indicateur de variation de la richesse globale serait ainsi complétée par un indicateur physique ainsi que par un indicateur d’alerte signalant la proximité d’une catastrophe écologique.</p>
<p>À suivre donc…</p>
<h3>Conclusion</h3>
<p>Le PIB ne peut plus être le baromètre de santé des nations. L’urgence climatique impose de changer de paradigme de développement et donc de changer de mode d’évaluation.</p>
<p>Si le Sommet de Copenhague accouche d’une souris, le « <em>business as usual</em> » risque de se poursuivre encore pendant longtemps. Les bonus encore promis aux traders cette année laissent craindre que les affaires continuent finalement comme avant et que toutes les déclarations sur la régulation du capitalisme n’aient été qu’un vaste écran de fumée.</p>
<p>L’enjeu va être de prendre conscience que les bénéfices d’un changement de paradigme ne pourront s’apprécier que sur le moyen/long terme comme le rapport de Sir Nicholas Stern le démontre avec force. Il faudra donc accepter de supporter les coûts de la transition pour ne pas avoir à en supporter davantage sur le long terme et ne pas en occulter les conséquences proches pour certains secteurs économiques qu’il conviendra d’accompagner, pour les pays en voie de développement pour lesquelles nous avons une responsabilité particulière à assumer.</p>
<p>Pour certains observateurs, Copenhague devrait déboucher sur un protocole d’accord minima dont il faudra régler ultérieurement nombre détails. Il est en effet peu probable que les Etats-Unis aient adopté en Congrès une loi sur le climat d’ici Copenhague. Difficile dans ces conditions d’arriver avec du concret.</p>
<p>De la Commission Stiglitz au Sommet de Copenhague, CAP21 lance la campagne NOPIB.</p>
<p><span style="font-weight: bold;">Il est temps de mettre fin à la dictature du PIB et de réguler le capitalisme financier.</span> L’économie ne peut continuer à se projeter sur un horizon de court terme imposé par un système de gouvernance des entreprises basé sur la seule valeur actionnariale.</p>
<p>Il est temps de nous engager dans une transition écologique <span style="font-weight: bold;">socialement soutenable </span>et de promouvoir le <span style="font-weight: bold;">bien-être </span>individuel et collectif en appelant à <span style="font-weight: bold;">« vivre autrement »</span> dans une société du <span style="font-weight: bold;">mieux-être </span>où les conditions de travail offrent une vraie qualité de vie (satisfaction des besoins essentiels, préservation de la santé, conciliation de la vie familiale avec le travail, accès à la culture et aux loisirs), où la solidarité est encouragée au travers de la vie associative et de réseaux de productions immatérielles reposant sur la gratuité et la réciprocité, où les citoyens sont encouragés à participer à la vie publique et politique sans discrimination de condition, de genre, d’origine, d’orientation sexuelle, où l’environnement est préservé au bénéfice des générations actuelles et à venir.</p>
<div class="postnote">Lire l&#8217;article « <a href="http://alternatives-economiques.fr/blogs/gadrey/2009/06/26/le-cese-montre-la-voie/">Le CESE montre la voie</a> » de Jean Gadrey sur le site Alternatives Économiques.</div>
<p><span style="font-weight: bold;">Pour changer de direction, il faut changer les panneaux indicateurs </span>qui nous donnent le chemin à suivre. Comme le souligne fort justement Jean Gadrey, professeur émérite d’économie à l’Université Lille 1 , « les vraies richesses à considérer dans la &laquo;&nbsp;bifurcation vers un autre monde&nbsp;&raquo; sont des richesses humaines, sociales et écologiques, de sorte que les richesses économiques marchandes et monétaires ne peuvent être que des moyens au service de finalités non économiques. Agir ensemble pour d’autres repères et indicateurs suppose l’accord sur ce dernier point, pas forcément sur une théorie économique de la valeur, de la valeur d’usage et de la richesse. »</p>
<p>Ce constat plaide pour qu’autour de tels enjeux relevant du monde que nous espérons et voulons, les citoyens soient invités de façon constructive et ambitieuse à délibérer du local à l’international sur ces questions d’intérêt général. La démarche de coresponsabilité proposée par le Conseil de l’Europe est à ce titre intéressante.</p>
<blockquote><p>« Le capitalisme décadent, international mais individualiste dans lequel nous nous sommes retrouvés après la guerre n’est pas un succès. Il n’est pas intelligent, il n’est pas beau, il n’est pas juste, il n’est pas vertueux – et il ne livre pas la marchandise ! En bref, nous ne l’aimons pas et nous commençons à le mépriser. » — John Maynard Keynes, L’autosuffisance nationale, 1933.</p></blockquote>
<p><em>Eric Delhaye</em></p>
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