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	<title>nopib &#187; À lire</title>
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	<description>Le climat change, changeons d&#039;indicateurs !</description>
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		<title>Indicateurs internationaux de développement humain</title>
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		<pubDate>Thu, 03 Nov 2011 08:36:27 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Développement soutenable & Indicateurs de croissance]]></category>
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		<category><![CDATA[À lire]]></category>

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		<description><![CDATA[Les données utilisées pour calculer l&#8217;Indice de développement humain (IDH) et autres indices composites présentés dans le Rapport sur le développement humain sont fournis par une variété de sources internationales publiques et représentent les meilleures et plus récentes valeurs disponibles pour ces indicateurs au moment de la préparation du rapport. Le calcul des valeurs de l&#8217;IDH et le classement des pays sont de la responsabilité seule du Bureau du Rapport sur le développement humain. Le Rapport sur le développement humain 2011, une publication qui bénéficie d&#8217;indépendance éditoriale et qui est commandée par le Programme des Nations Unies pour le développement, a été publié en version imprimée et en ligne le 2 novembre 2011. Pour plus d&#8217;information
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			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Les données utilisées pour calculer l&#8217;Indice de développement humain (IDH) et autres indices composites présentés dans le Rapport sur le développement humain sont fournis par une variété de sources internationales publiques et représentent les meilleures et plus récentes valeurs disponibles pour ces indicateurs au moment de la préparation du rapport. Le calcul des valeurs de l&#8217;IDH et le classement des pays sont de la responsabilité seule du Bureau du Rapport sur le développement humain. Le Rapport sur le développement humain 2011, une publication qui bénéficie d&#8217;indépendance éditoriale et qui est commandée par le Programme des Nations Unies pour le développement, a été publié en version imprimée et en ligne le 2 novembre 2011. <a href="http://hdr.undp.org/fr/statistiques/" target="_blank">Pour plus d&#8217;information</a></p>
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		<title>Les Etats-Unis, nouvel exportateur de gaz, bouleversent l’échiquier mondial de l’énergie</title>
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		<pubDate>Thu, 16 Dec 2010 20:52:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Énergies & Fin du pétrole]]></category>
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Dans le ventre du lourd tanker Maersk Meridian, les barils de gaz naturel liquéfié (GNL) portent une étiquette peu banale : made in USA ! Ce 19 novembre le port d’hydrocarbure tout neuf de l’île de Grain, construit à l’Est de Londres sur les fonds de GDF, BP ou encore E.ON, reçoit le premier chargement de gaz naturel américain depuis des dizaines d’années.
Marcher sur les pipelines de Gazprom
Grâce aux gaz de schistes extraits de couches de roches profondes, les Etats-Unis ont reconquis leur indépendance énergétique et exportent désormais leur production : cette nouvelle ressource représente 15% de leur production total de gaz. En produisant 620 milliards de mètres cubes en 2009, le pays a même dépassé le leader mondial : la Russie.

En prenant pied en Europe, les producteurs américains marchent littéralement sur les pipelines de Gazprom, ici comme en son royaume de gaz, au côté du Qatar, de l’Iran et de l’Arabie Saoudite. Mais la reconquête a avant tout été technique : présents dans quasi tous les pays du monde, les gaz de schistes ne peuvent être aujourd’hui extraits que grâce à une seule technologie, d’origine américaine, la fracturation hydraulique.
La propriété industrielle de ces techniques est détenue par des sociétés spécialisées dans l’exploitation pétrolière comme Halliburton, Schlumberger, etc. Partout où ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="the_content">
<p>Dans le ventre du lourd tanker Maersk Meridian, les barils de gaz naturel liquéfié (GNL) portent une étiquette peu banale : made in USA ! <a href="http://af.reuters.com/article/energyOilNews/idAFLDE6AI1OM20101119">Ce 19 novembre</a> le port d’hydrocarbure tout neuf de l’île de Grain, <a href="http://www.hydrocarbons-technology.com/projects/grainlngkent/">construit à l’Est de Londres sur les fonds de GDF, BP ou encore E.ON</a>, reçoit le premier chargement de gaz naturel américain depuis des dizaines d’années.</p>
<h2>Marcher sur les pipelines de Gazprom</h2>
<p>Grâce aux gaz de schistes extraits de couches de roches profondes, les Etats-Unis ont reconquis leur indépendance énergétique et exportent désormais leur production : cette nouvelle ressource représente 15% de leur production total de gaz. En produisant 620 milliards de mètres cubes en 2009, le pays a même dépassé le leader mondial : la Russie.</p>
<p><a href="http://nopib.fr/wp-content/uploads/2010/12/Tanker-LNG-640x.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-333" title="Tanker-LNG-640x" src="http://nopib.fr/wp-content/uploads/2010/12/Tanker-LNG-640x.jpg" alt="Tanker-LNG-640x" width="640" height="314" /></a></p>
<p>En prenant pied en Europe, les producteurs américains marchent littéralement sur les pipelines de Gazprom, ici comme en son royaume de gaz, au côté du Qatar, de l’Iran et de l’Arabie Saoudite. Mais la reconquête a avant tout été technique : présents dans quasi tous les pays du monde, les gaz de schistes ne peuvent être aujourd’hui extraits que grâce à une seule technologie, d’origine américaine, la fracturation hydraulique.</p>
<blockquote><p><em>La propriété industrielle de ces techniques est détenue par des sociétés spécialisées dans l’exploitation pétrolière comme Halliburton, Schlumberger, etc. Partout où du gaz de schiste est exploité, leurs ingénieurs sont envoyés</em>, explique-t-on chez un des géants américains du gaz non conventionnel, <a href="http://www.devonenergy.com/Pages/devon_energy_home.aspx">Devon</a>.<em> Nous avons une décennie d’expérience, nos premiers puits ont été forés en 2002. Désormais, les grandes sociétés pétrolières étrangères se tournent vers des sociétés comme <a href="http://www.chk.com/Pages/default.aspx">Chesapeake</a>, en espérant un transfert de compétence par des partenariats.</em></p></blockquote>
<p>Au delà de la seule situation des Etats-Unis, la libération de ces réserves entraîne des conséquences inattendues sur les marchés : en plein hiver, le gaz reste en 2010 <a href="http://www.lemonde.fr/idees/article/2010/12/06/incroyable-le-prix-du-petrole-est-stable_1449393_3232.html">sous les prix du pétrole</a>, stabilisé par la nouvelle manne des schistes. Une aventure dans laquelle les Européens se lancent à peine.</p>
<p>Mais là encore, le primat technologique américain force les locaux au partage : dans le Sud de la France<a href="http://ownipolitics.com/2010/12/07/gaz-de-schistes-le-tresor-empoisonne-du-sous-sol-francais/"> ouvert depuis peu à la prospection</a>, Total pourrait remplacer son partenaire Devon (ayant préféré se recentrer sur l’Amérique du Nord) par Chesapeake, et GDF s’est mis sous l’aile du Texan <a href="http://www.schuepbachenergy.com/">Schuepbach</a>, qui prospecte à travers le monde ces nouveaux gisements avec l’aide de la puissante multinationale Dale. Des concessions qui servent autant des ambitions économiques que politiques :</p>
<blockquote><p><em>Un des enjeux du marché européen est de limiter sa dépendance vis à vis de la Russie, de l’Algérie ou encore du Moyen-Orient</em>, explique Guy Maisonnier, de<a href="http://www.ifpenergiesnouvelles.fr/"> l’Institut Français du Pétrole</a>.<em> La notion clef est le renforcement de l’indépendance énergétique. Pour l’instant, nous en sommes à un stade préliminaire. La suite des opérations va dépendre du taux de récupération et des coûts de forage déterminés par les contraintes techniques. </em></p></blockquote>
<h2>Le géant russe du gaz obligé de pactiser avec Shell</h2>
<p>Dans le reste de l’Europe, l’exploration se généralise : Allemagne, Royaume-Uni, Italie du Nord, Espagne, pays scandinaves… Quelques permis autorisant pour l’instant la prospection seulement, en attendant l’évaluation du potentiel des gisements découverts. Des ambitions communes ayant même donné naissance à un programme de recherche intitulé <a href="http://www.gas-shales.org/">GASH</a>. Avec une nette avance, la Pologne a signé 70 permis et réalisé la première fracturation hydraulique d’un puits de gaz de schistes en Europe… <a href="http://naturalgasforeurope.com/pgnig-begins-first-shale-gas-well.htm">grâce à Halliburton</a>. Une impatience qui s’explique par le fort potentiel gazier du sous sol polonais qui pourrait placer cet état juste derrière la Norvège et la Russie au rang des fournisseurs de l’Union européenne. Un coup économique mais aussi diplomatique puisqu’il l’affranchirait des désideratas du géant Gazprom, qui, profitant de l’hiver, fait la loi en Europe de l’Est en imposant ses tarifs.</p>
<p><a href="http://nopib.fr/wp-content/uploads/2010/12/Pipeline-640x.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-334" title="Pipeline-640x" src="http://nopib.fr/wp-content/uploads/2010/12/Pipeline-640x.jpg" alt="Pipeline-640x" width="640" height="480" /></a></p>
<p>Autant de raisons d’irriter Moscou :<a href="http://ownipolitics.com/2010/11/17/petrole-et-gaz-lempire-russe-des-hydrocarbures-a-la-conquete-de-la-chine/"> visant l’élargissement à l’Est de son emprise sur le marché du gaz</a>, ses investissements dans le gazoduc ESPO et l’usine de gaz naturel liquéfié de Sakhaline pourraient être vains si la Chine, l’Australie et les autres pays de l’arc Pacifique venaient à développer leur propre industrie gazière. Poussé dans ses derniers retranchements, le tsar des hydrocarbures a ainsi envisagé d’investir lui-même dans les compagnies gazières américaines avant de <a href="http://www.guardian.co.uk/business/2010/nov/30/shell-gazprom-global-cooperation-pact">signer un accord de coopération avec Shell</a> pour compenser la chute de demande de gaz en Europe, d’où certains barils sont revenus pleins depuis le développement des gaz de schistes d’Amérique du Nord.</p>
<p>Mais la révolution ne s’arrêtera pas aux portes de l’Europe : <em>“pour l’instant, le gaz n’a pas encore connu de véritable flambée et les gaz de schistes restent, à 6$ le gjoule, trop couteux à extraire par rapport au prix du marché</em>, détaille Normand Mousseau, titulaire de la chaire de recherche du Canada en physique numérique de matériaux complexes et auteur du livre<a href="http://www.google.com/url?q=http%3A%2F%2Fmultim.com%2Ftitre%2F%3FID%3D334"> “La révolution des gaz de schistes”</a>. <em>Mais, plus le prix montera, plus les gisements lourds, comme les sables bitumineux, deviendront rentables : à 7$, le gaz liquéfié venu du Qatar pour rentrer en compétition avc le gaz russe et le gaz américain.”</em> De quoi préparer d’autres révolutions explosives.</p>
<p>Photo FlickR CC <a href="http://www.flickr.com/photos/jeremybrooks/3153126903">Jeremy Brooks</a> ; <a href="http://www.flickr.com/photos/unkiepaul/4423217666">Paul Johnston</a> ; <a href="http://www.flickr.com/photos/baggis/225007470/">Travis S</a>.</p>
<p><strong><a href="http://owni.fr/2010/12/07/les-etats-unis-nouvel-exportateur-de-gaz-bouleversent-lechiquier-russe-de-lenergie-monde-energie/">Article original publié sur Owni.fr</a> par sylvain lapoix ophelia noor et pierre ropert Le 7 décembre 2010</strong></p>
<p> </p></div>
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		<title>La liberté c&#8217;est le lien, par Thierry Crouzet</title>
		<link>http://nopib.fr/2010/05/la-liberte-cest-le-lien-par-thierry-crouzet/</link>
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		<pubDate>Tue, 11 May 2010 13:24:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Démocratie & Gouvernance]]></category>
		<category><![CDATA[Sélection]]></category>
		<category><![CDATA[À lire]]></category>

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		<description><![CDATA[Billet sélectionné et repris par NoPIB, avec l&#8217;aimable autorisation de Thierry Crouzet.

Dans un monde de plus en plus fluide, les structures hiérarchiques perdent en efficacité en même temps qu’elles froissent les individus épris de nomadisme. Pour favoriser l’innovation, la créativité, le bonheur de vivre, il faut créer des environnements propices à l’interaction sociale plutôt que vouloir créer des entreprises sur l’ancien modèle des startups.
L’accroissement de la complexité
Horizontalité, transversalité, réseau, coopération, collaboration… nous utilisons de plus en plus souvent ces mots pour désigner les nouvelles structures de travail et, plus généralement, d’organisation. Est-ce un phénomène de mode ou la conséquence d’une évolution plus profonde, et d’une certaine manière irréversible ?
Répondre à cette question est un préalable. Si nous vivons une mode passagère, inutile peut-être d’y adhérer. En revanche, si le phénomène s’inscrit dans notre histoire, il serait vain de le nier ou de s’arcbouter contre lui. Quelle peut donc être son origine ? Qu’est-ce qui le provoque ?
Utilisons une métaphore pour mieux comprendre la situation. Au cours d’une partie de billard, le joueur frappe la boule blanche qui en frappe d’autres, qui en frappent d’autres à leur tour. Quelle que soit la force de l’impulsion initiale, au bout de quelques secondes les boules s’immobilisent à cause des frottements. Un bon mathématicien ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Billet <a href="http://blog.tcrouzet.com/2010/05/08/la-liberte-le-lien/">sélectionné</a> et repris par NoPIB, avec l&#8217;aimable autorisation de Thierry Crouzet.</em></p>
<p><a href="http://nopib.fr/wp-content/uploads/2010/05/4087023958_613958c1be1-450x301.jpg"><img src="http://nopib.fr/wp-content/uploads/2010/05/4087023958_613958c1be1-450x301.jpg" alt="Partie de billard (flickr.com/photos/niederhoffer/4087023958/)" title="Partie de billard (flickr.com/photos/niederhoffer/4087023958/)" width="450" height="301" class="alignnone size-full wp-image-267" /></a></p>
<p>Dans un monde de plus en plus fluide, les structures hiérarchiques perdent en efficacité en même temps qu’elles froissent les individus épris de nomadisme. Pour favoriser l’innovation, la créativité, le bonheur de vivre, il faut créer des environnements propices à l’interaction sociale plutôt que vouloir créer des entreprises sur l’ancien modèle des startups.</p>
<h3>L’accroissement de la complexité</h3>
<p>Horizontalité, transversalité, réseau, coopération, collaboration… nous utilisons de plus en plus souvent ces mots pour désigner les nouvelles structures de travail et, plus généralement, d’organisation. Est-ce un phénomène de mode ou la conséquence d’une évolution plus profonde, et d’une certaine manière irréversible ?</p>
<p>Répondre à cette question est un préalable. Si nous vivons une mode passagère, inutile peut-être d’y adhérer. En revanche, si le phénomène s’inscrit dans notre histoire, il serait vain de le nier ou de s’arcbouter contre lui. Quelle peut donc être son origine ? Qu’est-ce qui le provoque ?</p>
<p>Utilisons une métaphore pour mieux comprendre la situation. Au cours d’une partie de billard, le joueur frappe la boule blanche qui en frappe d’autres, qui en frappent d’autres à leur tour. Quelle que soit la force de l’impulsion initiale, au bout de quelques secondes les boules s’immobilisent à cause des frottements. Un bon mathématicien peut modéliser sans trop de difficulté la cinétique de la partie. Nous sommes dans une situation relativement simple.</p>
<p>Remplaçons maintenant le tapis de feutrine du billard par de la glace, mieux par un coussin d’air comme sur les tables de air-hockey. Le même joueur qui frappe la même boule blanche la verra provoquer bien plus de perturbations dans le petit monde des autres boules. En réduisant les frottements, on accroît la complexité.</p>
<p>Quittons le billard et intéressons-nous à notre société. Que se passe-t-il quand deux personnes commencent à se parler sur un réseau social ? Lorsqu’elles se lisent par hasard sur un blog ? Qu’elles discutent sur Twitter ? Qu’elles échangent leurs cartes de visite via leur téléphone ? Ou même quand elles prennent le train ou l’avion pour un oui ou pour un non et qu’elles vont dans un autre coin du monde transporter leur influence ?</p>
<p>Nous sommes en fait passés du tapis de feutrine au coussin d’air. Avec nos nouvelles technologies d’interconnexion, nous réduisons certaines frictions sociales, celles qui d’une manière ou d’une autre tenaient les gens éloignés les uns des autres et limitaient leurs interactions. Ce mouvement naissant complexifie notre monde. Les conséquences de nos paroles et de nos faits et gestes se font sentir de plus en plus loin, ils frappent de plus en plus d’autres individus. À tel point que les modélisations mathématiques se heurtent à de sérieux écueils mêmes avec les ordinateurs les plus puissants. Que l’avenir nous apparait plus imprévisible que jamais avec la survenue de plus en plus fréquente de black swan. Que contrôler la société, ou même simplement une communauté, devient une gageure. Nous pouvons écrire un théorème&nbsp;:</p>
<blockquote><p>Interconnexion =&gt; Fluidification =&gt; Complexification</p></blockquote>
<h3>Les hétérarchies</h3>
<p>Cette complexification ne dépend pas uniquement de notre volonté. Depuis que nous sommes des milliards sur terre, la biosphère nous lie les uns aux autres malgré nous. Mais nous avons notre part à jouer dans ce processus. Quelles possibilités avons-nous ?</p>
<p>1/ Nous décidons que cette complexité est inacceptable. Nous militons contre les nouvelles technologies et pour que rien ne change, certains même prônant les stratégies de réduction de la population.</p>
<p>2/ Toujours dans l’idée que la complexité est inacceptable, nous décidons de la faire baisser par nous-mêmes. Nous nous isolons. Nous coupons Internet. Ne voyageons plus. Freinons par tous les moyens la fluidification. Nous créons malgré nous les conditions favorables à l’ethnocentrisme ce qui ne peut qu’engendrer des conflits armés .</p>
<p>3/ Nous tentons de vivre la complexité et parions que des milliards d’hommes et de femme peuvent cohabiter harmonieusement sur terre.</p>
<p>Tous ceux qui parlent d’horizontalité, de transversalité, de réseau… ont plus ou moins consciemment opté pour ce troisième choix, le seul d’une certaine façon moralement acceptable.</p>
<p>Comment réussir ce tour de force ? Une observation tout d’abord. La complexité n’est pas tant en nous qu’entre nous, dans la société&nbsp;: les entreprises, les gouvernements, les associations… La complexité se gère au niveau individuel, puisque nous pouvons l’accroître ou la réduire, mais aussi au niveau collectif.</p>
<p>Comme l’a montré le cybernéticien Valentin Turchin, un système ne peut contrôler ses sous-systèmes que s’il dispose d’un niveau de complexité au moins égal au leur . Si dans une entité collective les individus créent des liens, ils augmentent la complexité, complexité qui elle-même répond à celle du monde extérieur. La structure de management doit donc accroître sa complexité pour répondre à celle du système.</p>
<p>Tant que les individus ont un pouvoir de complexification faible, les managers peuvent gérer la situation. En revanche, quand les individus ont pratiquement tous la même capacité de complexification, situation propre au monde technologique, l’organe de contrôle a de plus en plus de mal à augmenter sa complexité pour répondre à celle du système. Cette opération a un coût humain, énergétique et financier vite vertigineux.</p>
<p>Trois solutions se présentent.</p>
<p>1/ Si l’organe de contrôle empêche les individus de créer des liens, il solidifie le système pour éviter que sa complexité n’augmente. Nous nous retrouvons dans la situation qui conduit à l’ethnocentrisme.</p>
<p>2/ Si l’organe de contrôle abdique, le désordre s’installe, la complexité du système s’effondre. C’est un peu comme si sur une autoroute vous lâchiez soudainement le volant. Le système implose, devenant incapable de mener à bien ses anciens objectifs.</p>
<p>3/ Si l’organe de contrôle autonomise ses sous-systèmes, les libère, leur fait confiance et coopère avec eux plus qu’il ne les gère, la complexité interne de chacun des sous-systèmes diminue sans amoindrir la complexité globale. Plutôt qu’un seul gros système, on se retrouve avec de nombreux systèmes qui interagissent.</p>
<p>Ils nouent entre eux des relations d’égal à égal. Leurs hiérarchies s’entrecroisent, elles forment ce qu’on appelle des hétérarchies, c’est-à-dire des réseaux de coopération sans subordination. Cette absence de subordination est capitale. Elle implique un lien réciproque, mutuellement consenti, mutuellement retourné, et non un lien unidirectionnel de type maître esclave. C’est toute la différence entre l’interdépendance et la dépendance.</p>
<p>Ce processus ne s’arrête pas en si bon chemin. Comme dans chacun des sous-systèmes, les individus conservent leur pouvoir de complexification, l’autonomisation peut se poursuivre. Les sous-systèmes donnent naissance à des sous-sous-systèmes et ainsi de suite jusqu’à ce que nous n’ayons plus que des individus qui interagissent les uns avec les autres. À ce moment, ils s’auto-organisent. Nous sommes passés d’une organisation coercitive à une organisation fluide en évitant le piège de l’implosion.</p>
<p>Nous avons nous-mêmes construit cette transition en usant de notre pouvoir de créer des liens. Plus nous nous rendons interdépendants, plus nous nous dégageons des structures de management. In fine, nous dépendons uniquement les uns des autres&nbsp;: nous sommes libres. Nous aboutissons à un nouveau théorème&nbsp;:</p>
<blockquote><p>La complexité ne peut s’accroître qu’avec un accroissement concomitant des libertés individuelles.</p></blockquote>
<p>Si nous usons de cette liberté pour créer de nouveaux liens et démultiplier la complexité, le processus se renforce par feedback positif&nbsp;:</p>
<blockquote><p>Plus nous nous lions les uns aux autres, plus nous sommes libres.</p></blockquote>
<p>C’est un résultat contre-intuitif, mais identifié par les psychologues et les philosophes. Ils parlent d’idiosyncrasie. Plus les gens ont de relations sociales, plus ils se singularisent. «&nbsp;Mes amis me définissent.&nbsp;»</p>
<p>Ainsi, nous ne nous libérons pas en coupant les liens qui nous lient aux autres, mais, au contraire, en les multipliant. Albert Jacquard a relevé le paradoxe en écrivant&nbsp;: «&nbsp;Pour être réaliste, je dois voir en l’autre une source qui contribuera à ma propre construction. Car je suis les liens que je tisse ; me priver d’échanges c’est m’appauvrir. Le comprendre c’est participer à l’Humanitude.&nbsp;»</p>
<p>Maximiser l’interdépendance maximise la liberté.</p>
<p>Par exemple, si nous coupons le lien avec notre boulanger, nous devons pétrir et cuire notre pain. Plus nous coupons de liens avec la diversité environnante, plus nous devons faire nous-mêmes, nous finissons par faire exactement la même chose que tous ceux qui coupent les liens, ne serait-ce que pour répondre à nos besoins élémentaires. Nous renonçons à nous singulariser, nous réduisons notre individuation.</p>
<p>Il se produit la même chose dans le domaine culturel. Si je décide que les écrivains publient n’importe quoi, si je cesse de les lire, je dois m’inventer mes propres histoires. Je m’enferme alors dans un monde étriqué, j’invente les mêmes histoires que des millions d’autres personnes qui ont effectué le même choix que moi.</p>
<p>De même, si je suis habité par la croyance que des forces transcendantes régissent le monde, je peux m’enfermer dans une religion. Ce faisant, je me coupe des autres religions et me prive d’un immense réservoir de sagesse.</p>
<p>En coupant les liens, en nous libérant des autres, nous réduisons nos possibilités existentielles. En apparence plus libres, parce que moins dépendants, nous sommes en réalité prisonniers d’une tribu.</p>
<p>Nous nous trouvons dans une situation paradoxale et pas nécessairement intuitive. Plus nous nous lions avec d’autres, plus nous accroissons la complexité et par réaction notre liberté ce qui conduit à une plus grande individuation.</p>
<p>Pour nous individualiser, nous devons sans cesse tisser des liens.</p>
<p>Je peux maintenant mettre bout à bout tous les théorèmes. La fluidification augmente la puissance d’agir, donc la liberté. Elle permet le processus d’individuation qui, à son tour, renforce la coopération. Une fois plus individué, on profite d’autant plus des possibilités offertes par la fluidification. Ce processus s’auto-entretient par feedback positif.</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-263" title="La liberté, c'est le lien" src="http://nopib.fr/wp-content/uploads/2010/05/liberta-450x175.png" alt="La liberté, c'est le lien" width="450" height="175" /></p>
<h3>Le nomadisme</h3>
<p>Imaginons une société où vivent de plus en plus d’hommes et de femmes pleinement individués. Ce que l’un aime, l’autre ne l’aime pas nécessairement. Cela est vrai dans le domaine des biens comme des services. Un produit fabriqué en grande série n’a guère de chance de les toucher. Conséquences&nbsp;: les producteurs fabriquent des produits en séries de plus en plus petites et il existe de plus en plus de séries, donc potentiellement de plus en plus de producteurs.</p>
<p>En 2004, Chris Anderson décrivit ce phénomène avec sa théorie de la longue traîne. Dans la distribution traditionnelle, dès qu’un produit ne se vend plus suffisamment, il est déréférencé, parce qu’il occupe en rayonnage un espace qui n’est plus rentable.</p>
<p>Sur Internet en revanche, les rayonnages étant potentiellement infinis, il n’y a aucune raison de déréférencer un produit. Un libraire en ligne peut avoir des millions de livres à son catalogue. S’il dispose d’une bonne technologie de filtrage et de recommandation, les livres qui traditionnellement ne sont plus vendus continuent de se vendre, réalisant jusqu’à 30 % du chiffre d’affaires total. Cela signifie que les acheteurs n’achètent plus tous les mêmes produits, mais que nombre d’entre eux vagabondent hors des sentiers battus.</p>
<p>Anderson se contenta de décrire une nouvelle possibilité de business. Pour lui, de grandes entreprises pouvaient augmenter leurs revenus en adressant la longue traîne. Pour réussir ce tour de force, elles pouvaient d’ailleurs agréger les offres de vendeurs indépendants… qui chacun réussiraient à tirer son épingle du jeu.</p>
<p>La théorie d’Anderson a été contestée. Souvent les indépendants vendent trop peu pour survivre. Quand elle se produit, la longue traîne profite avant tout à la grande entreprise qui la met en œuvre.</p>
<p>Mais la théorie a aussi des implications politiques qu’Anderson n’a guère abordées. Si nous nous individuons, nous avons besoin d’une longue traîne. Si elle n’existe pas, nous devons la créer pour disposer des produits matériels ou immatériels qui combleront nos goûts variés.</p>
<p>Un mouvement de grande ampleur a débuté en ce sens. Parfois appelé DIY pour Do it yourself, faites-le vous-mêmes, ses panégyristes partent du principe qu’un être individué ne peut plus se satisfaire d’un produit créé en masse. «&nbsp;Plutôt que de sombrer dans le consumérisme, soyons acteur de notre propre consommation.&nbsp;» Sur Internet, des centaines de sites expliquent comment fabriquer et personnaliser une multitude d’objets du quotidien.</p>
<p>Dans le même esprit, des micro-entrepreneurs, c’est-à-dire des artisans qui souvent s’appuient sur les technologies de pointe, créent des produits à l’unité qu’ils ne fabriquent qu’à la demande et qui peuvent être personnalisés. Parfois ils utilisent des imprimantes 3D qui sculptent la matière. Une nouvelle façon de travailler et de consommer se développe. Le créateur et l’acheteur établissent entre eux un lien tout aussi personnalisé que l’objet qui en résulte.</p>
<p>Alors, chercher les manifestations de la longue traîne chez tel ou tel vendeur, dans tel ou tel domaine, n’a aucun sens. La longue traîne se manifeste dans l’ensemble de la société. L’individuation implique une offre compatible avec ce projet de vie. Entreprises de petites tailles et immense diversité de l’offre.</p>
<p>Rien à voir avec le monde capitaliste à l’honneur au xxe siècle. Une entreprise produisait alors une faible variété de produits, mais chacun en grand nombre. Un constructeur automobile disposait d’une dizaine de gammes, mais produisait chaque modèle par milliers, voire par millions. Il employait des centaines, voire des milliers de personnes, toutes rangées dans des cases, souvent identiques. Le désir mimétique poussait alors les clients à acheter les mêmes modèles.</p>
<p>La société était monolithique, une société de sédentaires. Tout le monde se levait à la même heure, partait travailler à la même heure, faisait une pause à la même heure, écoutait les mêmes informations à la radio ou à la télévision, retravaillait pour la même durée avant de regagner la maison à la même heure et une nouvelle fois subir le même lavage de cerveau. La norme s’imposait à tous dans une société mécanisée.</p>
<p>Mais plus nous nous interconnectons, plus nous cassons les rituels. Nous nous individuons, nous accroissons la complexité, poussons les entreprises à mêler leurs hiérarchies et à se subdiviser en unités de plus en plus autonomes qui coopèrent en réseau.</p>
<p>Traditionnellement, une entreprise s’apparente à une structure qui veut maintenir sa complexité propre par-devers celle de l’environnement. C’est une cellule dans un organisme plus vaste. Avec sa peau, sa frontière, elle empêche les composés internes de créer des liens arbitraires avec l’extérieur.</p>
<p>Cette approche avait tout son sens lorsque l’interconnexion entre les individus était difficile. Quand deux entreprises interagissaient, leurs employés interagissaient. Cet effet de levier n’a plus guère d’intérêt quand chacun des individus peut interagir par lui-même dans une infinité de modalités.</p>
<p>Une entreprise s’apparente à une ethnie qui emprisonne ses employés dans un jeu de règles et de codes. En freinant l’interconnexion, elle entretient le désir mimétique. Même si elle tente d’adopter des modèles d’organisation horizontaux, elle reste une structure stable et relativement durable, en-tout-cas qui cherche à imposer sa marque dans le temps. L’entreprise s’oppose au nomadisme. Car si nous usons de notre pouvoir de créer des liens, si nous accroissons la complexité sociale qui nous entoure, nous rendons inopérantes les structures de management des entreprises traditionnelles. Elles ont de plus en plus de mal à maintenir leur intégrité dans un monde qui se dématérialise et qui favorise les liens. Peu à peu, elles libèrent leurs sous-systèmes jusqu’au niveau de l’individu.</p>
<h3>Call to action</h3>
<p>Comment prendre en compte ce désir croissant d’individuation ? Ce désir d’être soi tout en se liant davantage aux autres ? Comment profiter de la complexification qui en résulte plutôt que de la subir ? Les politiques autant que les entrepreneurs doivent se poser ces questions.</p>
<p>Le monde change. Jadis peuplé de sédentaires, dans une certaine mesure qui se contentaient des liens proposés par leur environnement immédiat, des nomades l’envahissent peu à peu, en quête perpétuelle de nouveaux liens qui stimuleront leur créativité.</p>
<p>On peut bien sûr continuer à encourager les startups. Quel est leur principe ? Une petite équipe travaille sur une idée, récolte des fonds, construit une entreprise avec des salariés selon le modèle traditionnel. Si elle grossit, et c’est son but, elle se heurtera à la complexité environnante. Par ailleurs, ses employés, dans une certaine mesure liés de manière unidirectionnelle, verront le développement de leur individuation entravé.</p>
<p>Est-ce la meilleure méthode pour accompagner la nomadisation croissante des individus ? Sans doute pas. Ils préfèrent se lier de manière coopérative et souple, souvent de façon informelle, interagissant sur des projets plutôt qu’à l’intérieur de structures définies. Ils se retrouvent sur le Net, dans les réseaux sociaux, où dans divers lieux, souvent des cafés, ces tiers-lieux qui maximisent l’interaction, la complexification, l’individuation… Pour stimuler l’innovation au xxie siècle, nous n’avons d’autre choix que de favoriser cet environnement adapté aux nomades.</p>
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		<title>Au-delà du PIB et de Copenhague</title>
		<link>http://nopib.fr/2009/11/edito-au-dela-du-pib-et-de-copenhague/</link>
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		<pubDate>Fri, 06 Nov 2009 10:48:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Laurent Pfaadt]]></category>

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		<description><![CDATA[Aujourd’hui, tout le monde en convient : le PIB ne suffit plus à mesurer l’état des richesses et du bien-être des populations. Pendant longtemps, le dogme de la croissance permanente a masqué, volontairement ou non, les problèmes liés à l’état de notre santé, à l’accroissement des inégalités et à l’affaiblissement de nos démocraties. Et que dire bien évidemment des répercussions de ce culte de la croissance sur l’environnement et le développement durable. Peut-on réellement croire avec sérieux que l’accroissement du réchauffement climatique, la poursuite de la déforestation, les difficultés d’accès à l’eau ou à des toilettes propres ou les atteintes quotidiennes à notre sécurité alimentaire constatées ces dernières années concourent à la croissance économique ?
Les sociétés du 21e siècle ne peuvent plus fonctionner avec des instruments élaborés au 20e. Le monde a changé. La planète est devenue un quartier où, d’un simple clic de souris, vous vous retrouvez en Indonésie ou en Arctique. L’interpénétration des continents et des sociétés nous imposent de penser global, de ne pas se cantonner à la France ni même à l’Europe car le changement climatique ne s’arrête pas aux frontières. De nouveaux indicateurs de croissance sont donc nécessaires pour rendre compte réellement et avec le plus de précision les besoins des 6,8 milliards d’hommes et ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignright size-medium wp-image-138" title="Copenhague" src="http://nopib.fr/wp-content/uploads/2009/11/2456945509_2f9a3d5658_b-300x225.jpg" alt="Copenhague" width="300" height="225" />Aujourd’hui, tout le monde en convient : le PIB ne suffit plus à mesurer l’état des richesses et du bien-être des populations. Pendant longtemps, le dogme de la croissance permanente a masqué, volontairement ou non, les problèmes liés à l’état de notre santé, à l’accroissement des inégalités et à l’affaiblissement de nos démocraties. Et que dire bien évidemment des répercussions de ce culte de la croissance sur l’environnement et le développement durable. Peut-on réellement croire avec sérieux que l’accroissement du réchauffement climatique, la poursuite de la déforestation, les difficultés d’accès à l’eau ou à des toilettes propres ou les atteintes quotidiennes à notre sécurité alimentaire constatées ces dernières années concourent à la croissance économique ?</p>
<p>Les sociétés du 21e siècle ne peuvent plus fonctionner avec des instruments élaborés au 20e. Le monde a changé. La planète est devenue un quartier où, d’un simple clic de souris, vous vous retrouvez en Indonésie ou en Arctique. L’interpénétration des continents et des sociétés nous imposent de penser global, de ne pas se cantonner à la France ni même à l’Europe car le changement climatique ne s’arrête pas aux frontières. De nouveaux indicateurs de croissance sont donc nécessaires pour rendre compte réellement et avec le plus de précision les besoins des 6,8 milliards d’hommes et de femmes qui vivent sur la terre.</p>
<p>De cette constatation naît un impératif majeur : trouver des solutions. Démographiques, environnementales, énergiques, économiques, démocratiques, géostratégiques, sociaux et culturels, les sujets ne manquent pas. L’OCDE, la Commission européenne, le Conseil de l’Europe, la Commission Stiglitz pour la mesure de la performance économique et du progrès social et de nombreux think tanks ont commencé à réfléchir à cette question cruciale.</p>
<p>Nopib s’inscrit aujourd’hui pleinement dans cette démarche : trouver des solutions. Véritable boîte à idées sans étiquette politique car les sujets qu’elle aborde concernent tous les partis, Nopib se donne pour mission d’élaborer de nouvelles approches progressistes afin d’aider à l’élaboration des sociétés de demain qui feront du développement durable et du respect de l’homme et de sa diversité leurs impératifs. Un comité scientifique réunissant des experts compétents et reconnus travaillera autour de six ateliers afin de proposer des alternatives crédibles aux décideurs politiques.</p>
<p>La volonté politique est bel et bien la clé de la réussite du sommet de Copenhague sur le changement climatique qui se tiendra du 7 au 18 décembre 2009. Les enjeux sont énormes et l’occasion est unique. L’avenir de notre planète en dépend et avec lui celui des générations futures. Après Copenhague, le monde ne sera plus le même. Nopib tentera de montrer qu’il peut être meilleur.</p>
<p style="text-align: right;"><em>Par Laurent Pfaadt, président de NOPIB<br />
</em></p>
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		<title>Le climat change&#8230; changeons d&#8217;indicateurs !</title>
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		<pubDate>Wed, 09 Sep 2009 16:02:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Développement soutenable & Indicateurs de croissance]]></category>
		<category><![CDATA[À la une]]></category>
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		<category><![CDATA[Copenhague2009]]></category>
		<category><![CDATA[Empreinte écologique]]></category>
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		<description><![CDATA[Le sacro-saint PIB constitue depuis longtemps le baromètre de la richesse des nations. Il évalue la production d’une économie nationale à savoir l’activité transitant par le secteur marchand.

Comme le souligne justement le rapport du Conseil Economique, Social et Environnemental sur les indicateurs du développement durable et l’empreinte écologique présenté en juin par Philippe le Clézio, à aucun moment, celui-ci : Ne prend en compte la qualité de la vie : ainsi les activités non monétarisées telles que la production domestique, le bénévolat associatif ne sont pas comptabilisées alors qu’on estime en France qu’elles représentent l’équivalent d’un million d’emplois temps plein. Par contre dès qu’une activité passe du secteur non marchand au secteur marchand, le PIB augmente ; qu’elles représentent l’équivalent d’un million d’emplois temps plein. Par contre dès qu’une activité passe du secteur non marchand au secteur marchand, le PIB augmente...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3>Introduction</h3>
<p>Le sacro-saint PIB constitue depuis longtemps le baromètre de la richesse des nations. Il évalue la production d’une économie nationale à savoir l’activité transitant par le secteur marchand.</p>
<p>Comme le souligne justement le rapport du Conseil Economique, Social et Environnemental sur les indicateurs du développement durable et l’empreinte écologique présenté en juin par Philippe le Clézio, à aucun moment, celui-ci :</p>
<ul>
<li><span style="font-weight: bold;">Ne prend en compte la qualité de la vie</span> : ainsi les activités non monétarisées telles que la production domestique, le bénévolat associatif ne sont pas comptabilisées alors qu’on estime en France qu’elles représentent l’équivalent d’un million d’emplois temps plein. Par contre dès qu’une activité passe du secteur non marchand au secteur marchand, le PIB augmente</li>
<li><span style="font-weight: bold;">Ne comporte d’indication sur la manière dont la richesse se répartit</span> : l’augmentation du PIB peut ainsi s’accompagner d’une augmentation des inégalités et engendrer de fortes disparités sociales voire menacer la cohésion sociale (inégalités par rapport à l’accès aux soins, à l’éducation, aux services sociaux…)</li>
<li><span style="font-weight: bold;">Ignore les atteintes à la santé et l’environnement</span> (dégradation des actifs naturels tels que sous-sol, sol, eau, atmosphère, biodiversité…) <span style="font-weight: bold;">et l’épuisement des ressources naturelles</span>. Le pire est que certaines productions particulièrement néfastes à la durabilité (par leurs débauches énergétiques, de matières premières non renouvelables, les pollutions engendrées) entrent dans le calcul du PIB. Nous sommes là en présence d’un système complètement aveugle des problématiques qui se dresse devant nous.</li>
</ul>
<div class="postnote">Plus d&#8217;informations sur la <a href="http://www.conseil-economique-et-social.fr/ces_dat2/2-3based/base.htm">base documentaire des avis, rapports et études</a> du Conseil Économique, Social et Environnemental</div>
<p>Les réflexions sont de plus en nombreuses sur la manière dont l’impératif de durabilité pourrait être intégré dans les représentations statistiques des Etats et des acteurs économiques de manière à mesurer la distance qui sépare le fonctionnement actuel de l’économie de ce qui serait un fonctionnement compatible avec un modèle de développement soutenable. Comment introduire ainsi une notion de valeur ajoutée d’usage durable prenant en compte des critères d’efficacité, de qualité, de sobriété et de progrès social ?</p>
<p>Prendre en compte et prévoir, dans ses modes de production et de gestion des ressources les besoins futurs n’est pas en soi une nouveauté. Ces préoccupations se trouvaient déjà au cœur de l’économie des sociétés pré-industrielles. Tous les forestiers français connaissaient, par exemple, les ordonnances de Philippe de Valois, puis de Colbert, sur la nécessité d’assurer le rendement « sous-tenu » des forêts du royaume.</p>
<p>Dans les années 1920 des économistes reconnaissaient déjà la nécessité de prendre en compte les effets de l’activité sur les ressources épuisables comme Arthur Cecil PIGOU dans son ouvrage « L’économie du bien-être ». Celui-ci recommandait à l’Etat d’intervenir par le moyen de taxes ou de commandements à réparer pour corriger les effets négatifs induits par la production d’une entreprise comme la pollution. Il est en quelque sorte l’inventeur du principe pollueur-payeur.</p>
<p>Rappelons nous aussi l’appel du Club de Rome sur les limites de la croissance en 1972 « <em>The limits to Growth</em> » ou le rapport Bruntland en 1987 proposant la création d’indicateurs relatifs à l’impact des activités humaines sur les écosystèmes.</p>
<p>La pensée économique dominante tenta alors d’adapter la théorie néoclassique sans pour autant modifier ses fondamentaux. On reconnait le risque d’épuisement des ressources naturelles mais le progrès technique et scientifique permettra de trouver des technologies de substitution grâce aux investissements en recherche et développement. Ces technologies verront leur rentabilité économique augmenter au fur et à mesure que le prix des ressources naturelles augmentera pour cause de rareté.</p>
<p>Oui mais depuis la question du changement climatique s’est imposée et a ébranlé les agents économiques y compris les plus néolibéraux au regard de la facture sans cesse croissante des indemnisations des victimes de catastrophes naturelles : 135 milliards de dollars c’est le coût plancher du cyclone Katrina qui ravagea la quasi-totalité de la Nouvelle-Orléans en août 2005 alors que la réfection des digues réclamait une centaine de millions de dollars que l’Etat fédéral n’a pas voulu dépenser. Katrina est ainsi le cataclysme le plus coûteux de l’histoire contemporaine. Les assureurs ne s’y trompent pas tout comme les marchés financiers qui font désormais un lien direct entre l’activité économique et l’activité climatique.</p>
<p>La question de l’évaluation de notre mode de développement sous l’angle du développement du bien-être collectif et individuel est désormais incontournable mais malgré la <a href="http://www.oecd.org/dataoecd/23/14/39558112.pdf">déclaration d’Istanbul de juin 2007</a> entre l’OCDE, le PNUD et la Banque Mondiale, rejoints par le Fonds Monétaire International, aucune solution ne fait aujourd’hui consensus au plan mondial.</p>
<p><span style="font-weight: bold;">Dans sa dimension écologique</span>, la durabilité implique un mode de développement qui préserve les ressources naturelles essentielles à la vie (eau, air, sol, diversité des espèces) et qui ne conduit pas à dégrader dangereusement la biosphère. Concrètement cela veut dire : lutter contre les pollutions, diminuer des dépenses énergétiques, protéger les ressources naturelles non renouvelables.</p>
<p><span style="font-weight: bold;">Dans sa dimension économique</span>, elle impose de transmettre d’une génération à l’autre les capacités productives dont disposent la génération précédente en maintenant ce que le prix Nobel d’économie Robert Solow « le capital social par tête ». Dans ce cas, un développement durable serait acquis dès lors qu’une société maintient indéfiniment sa capacité productive et la possibilité de choix.</p>
<p><span style="font-weight: bold;">Dans sa dimension sociale</span>, la durabilité implique de transmettre aux générations à venir non pas seulement les ressources mais surtout les possibilités et les droits qui leur permettront d’accéder au bien être tel qu’il est aujourd’hui compris : satisfaction des besoins essentiels (alimentation, santé, éducation, logement), accès à des services marchands et non marchands (esthétiques, spirituels), respect des droits de la personne. Elle suppose de veiller à la cohésion de la société et de faire en sorte de ne pas léguer un tissu social déchiré sous l’effet de politiques économiques ou environnementales ayant créé des inégalités pénalisant les plus faibles.</p>
<p>Le Conseil de l’Europe insiste sur les dimensions matérielles et immatérielles du développement des sociétés dans sa stratégie de cohésion sociale en distinguant six types de biens :</p>
<ul>
<li>Biens économiques tels qu’infrastructures, équipements, marchés, entreprises</li>
<li>Biens environnementaux</li>
<li>Capital humain : populations, savoirs et savoir-faire</li>
<li>Capital social : relations humaines et liens, confiance, solidarités</li>
<li>Capital culturel : valeurs communes, connaissances</li>
<li>Capital politique : type de régime, institutions démocratiques, prise en compte des droits de l’homme, règles, mécanismes de régulation</li>
</ul>
<div class="postnote">Pour en savoir plus, lire la présentation de Samuel Thirion, administrateur au Conseil de l&#8217;Europe à la Cohésion sociale, intitulée « <a href="http://www.tudor.lu/cms/lisbonne2008/publishing.nsf/0/DCDA8C9DC87F0DADC125751600534868/$file/09H50_Samuel_Thirion_slides.pdf">Vers une société de connaissances pour la cohésion sociale et le développement durable</a> »</div>
<p>Pour le Conseil de l’Europe, la cohésion sociale est la capacité de la société à assurer le bien être de tous ses membres (y compris les générations futures).</p>
<p>C’est un point de départ pour :</p>
<ul>
<li>L’élaboration concertée d’indicateurs de progrès sociétal, au-delà du PIB</li>
<li>Une éthique de la vie ensemble (droits immatériels)</li>
<li>Une économie du bien être de tous (incluant la production et préservation de biens matériels et immatériels</li>
</ul>
<p>Dans les trois cas, il doit y avoir production interactive et itérative de connaissances sociétales par l’expérimentation et la mise en réseau. Le Conseil de l’Europe défend ainsi la méthodologie de la coresponsabilité à différentes échelles de territoires (villes, quartiers, communautés rurales…) ou institutionnels (entreprises, écoles, services publics).</p>
<p>La version pilote d’un indice pour mesurer la pollution et d’autres impacts environnementaux sur le territoire de l’UE doit être publiée en 2010. Elle aidera à examiner les résultats des efforts de protection de l’environnement dans les domaines suivants :</p>
<ul>
<li>changement climatique et utilisation énergétique ;</li>
<li>nature et biodiversité ;</li>
<li>pollution de l’air et impacts sur la santé ;</li>
<li>utilisation et pollution de l’eau ;</li>
<li>production de déchets et utilisation des ressources.</li>
</ul>
<p>D’autres initiatives proposées incluent le développement d’un Tableau de bord du développement durable européen, dont une première version devrait être présentée avant la fin 2009</p>
<p>Le Conseil Economique et Social européen propose l’ajout un indicateur de qualité de vie regroupant six domaines : intégrité physique et santé, bien-être matériel, accès aux services publics, activités sociales et intégration de nouveaux arrivants, loisirs, qualité de l’environnement.</p>
<div class="postnote">Voir l&#8217;article d&#8217;euractiv.fr : « <a href="http://www.euractiv.fr/innovation-creativite-000151/article/bruxelles-cherche-un-indicateur-alternatif-au-pib-001952">Bruxelles cherche un indicateur alternatif au PIB</a> »</div>
<p>A noter également que la Commission européenne vient de publier une feuille de route pour le développement de nouveaux indicateurs environnementaux et sociaux afin de mesurer la prospérité et le bien-être réels des Etats, au-delà du traditionnel Produit intérieur brut (PIB). Ces réflexions pourraient influencer les objectifs stratégiques de la Stratégie de Lisbonne pour la croissance et l’emploi d’après 2010</p>
<p>Dans l’immédiat il faut souligner que le PIB reste le critère privilégié pour l’attribution des aides régionales de l’Europe.</p>
<p>En France, le Grenelle de l’Environnement dans son groupe de travail n°6 évoque la mise en place d’indicateurs agrégés tels que le PIB vert, l’empreinte écologique, le capital public naturel ou l’indicateur de développement humain. Le PIB Vert ou produit intérieur net ajusté de l’environnement oblige à une évaluation monétaire des dégats de l’activité humaine sur l’environnement mais aussi des bénéfices économiques apportés par l’environnement.</p>
<p>Les experts s’accordent aujourd’hui sur une approche par tableau de bord dont les indicateurs seront suffisamment pertinents pour accorder autant de poids aux questions sociales qu’écologiques.</p>
<p>Parmi ces indicateurs, citons des indicateurs emblématiques comme :</p>
<dl>
<dt>L’empreinte écologique</dt>
<dd>
<div class="postnote">La WWF a mis en place un site afin de <a href="http://www.wwf.fr/s-informer/calculer-votre-empreinte-ecologique">calculer son empreinte écologique</a>. Voir aussi la publication d&#8217;Antoine Goxe et Sandrine Rousseau « <a href="http://ceraps.univ-lille2.fr/fileadmin/user_upload/enseignants/Goxe/Articles_et_chapitres/Goxe_Rousseau_Empreinte_Ecologique_2007.pdf">L’empreinte écologique : nouvel indicateur, ancienne approche ?</a> »</div>
<p>Cet indicateur développé au début des années 90 par le WWF exprime de façon partielle l’impact environnemental de l’activité humaine. Plus précisément il mesure la charge qu’impose aux ressources renouvelables une population donnée associée à un mode de vie ainsi que la production de déchets qui en résulte (réduite au seul CO2). On regarde ensuite le solde comptable entre l’empreinte de l’activité et la biocapacité de la planète à produire les ressources et à absorber le CO2. Il y un solde écologique positif ou négatif.</p>
<p>Cet indicateur a le mérite d’être connu internationalement, d’être simple dans sa présentation, très pédagogique. Il excelle comme outil de prise de conscience de l’impact de l’homme sur la planète. Il apparait cependant extrêmement complexe sur le plan méthodologique et ne restitue pas toutes les composantes environnementales du développement durable : épuisement des ressources minérales non renouvelables non prises en compte, pollutions de l’environnement et impact sur la santé non prises en compte. Le poids de l’empreinte carbone est important dans cet indicateur et c’est à cause d’elle que la biocapacité de la planète est largement dépassée.</p>
<p>Les experts restent donc partagés pour son utilisation comme outil d’aide à la décision.</p>
</dd>
<dt>L’Indicateur du Développement Humain</dt>
<dd>
<div class="postnote">Consultez <a href="http://hdr.undp.org/fr/statistiques/acceder/trendences/">le rapport du PNUD</a> en ligne.</div>
<p>En réaction en partie à la toute puissance de la Banque Mondiale, qui véhicule par sa posture orthodoxe, les plans d’ajustements structurels, et la recherche de croissance économique comme fin en soi, Le premier Rapport mondial sur le développement humain (1990) publié par le PNUD a introduit une nouvelle manière de mesurer le développement en faisant la synthèse des indicateurs d&#8217;espérance de vie, de niveau d&#8217;études (durée moyenne de scolarisation et durée d’alphabétisation) et de revenu (PIB réel par habitant), pour aboutir à l&#8217;Indicateur du Développement Humain (IDH). Le tournant décisif pour l&#8217;IDH fut la création d&#8217;une statistique unique destinée à servir de cadre de référence pour le développement économique et social. L&#8217;IDH établit un minimum et un maximum pour chaque dimension, appelés balises, et indique ensuite la situation de chaque pays par rapport à ces balises, dont la valeur varie entre 0 et 1. Il est sans doute un meilleur indicateur du niveau de développement d’un pays permettant de quitter le paradigme de la seule croissance économique comme fin en soi mais n’est pas exempt de faiblesses. Il pourrait ainsi prendre en compte davantage de critères qualitatifs, en particulier en ce qui concerne les inégalités.</p>
</dd>
<dt>IPH</dt>
<dd>Le PNUD a publié plusieurs autres indicateurs dont l&#8217;Indicateur de pauvreté humaine (IPH) qui signale des manques, des privations ou exclusions d&#8217;une partie de la population. Une variante de l&#8217;IPH est calculée pour les pays en développement, une autre pour les pays développés. Ce dernier tient compte de la probabilité de décéder avant 60 ans, de l&#8217;illettrisme, du pourcentage de personnes en dessous du seuil de pauvreté et des chômeurs de longue durée.</p>
</dd>
<dt>Indicateur du bien-être économique</dt>
<dd>Cet indicateur (université Dalhousie, Canada) corrige le PIB en y intégrant de nouvelles variables comme le bénévolat ou le travail domestique.</p>
</dd>
<dt>Indicateur de Santé Sociale</dt>
<dd>
<div class="postnote">Lire l&#8217;article de Florence Jany-Catrice et Rabih Zotti, rédigé pour l&#8217;IDIES (Institut pour le Développement de l&#8217;Information Économique et Sociale) et intitulé : « <a href="http://www.idies.org/index.php?post/Les-regions-francaises-face-a-leur-sante-sociale">Les régions françaises face à leur santé sociale</a> ».</div>
<p>Cet indicateur synthétique multidimensionnel sur le volet social du développement a été proposé par des chercheurs de l’Université de Lille et testé pour aborder la santé sociale des régions françaises. Les grands problèmes sociaux contemporains sont multidimensionnels (Miringoff et Miringoff, 1999) et s’accommodent mal d’une unique variable censée résumer le niveau de la santé sociale.</p>
<p>Mais comment identifier et mesurer cette multidimensionnalité territoriale sans qu’elle apparaisse comme une construction intellectuelle, une vue d’en haut, à la disposition d’une poignée d’experts ? Pour tenter d’échapper, en partie, à ce risque, Florence Jany-Catrice et Rabih Zotti de l’Université de Lille 1 se sont appuyés sur une expérience innovante réalisée dans la région Nord-Pas-de-Calais.</p>
<p>A l’issu d’un rapport sur les inégalités et la pauvreté réalisé pour le compte du Conseil régional Nord-Pas-de-Calais (Jany-Catrice, Kampelmann et alii, 2007), des groupes pluriels regroupant associations, experts, administratifs ont été mis en place et ont été le lieu de plusieurs séances de débats sur la base des interprétations que permettaient ou pas la mise en place d’un baromètre régional des inégalités et de la pauvreté. Des discussions engageant l’ensemble des acteurs ont concerné sa composition, mais aussi les pondérations des dimensions qui le composent.</p>
<p>C’est dans le prolongement de ce travail qu’a été proposé l’Indicateur de Santé Sociale. Ce dernier prend en compte les dimensions Revenu, Travail et Emploi, Education, Santé, Logement, Justice au travers de variables comme le taux de surendettement, la taux de pauvreté, la part de l’emploi précaire, le taux de fréquence des accidents du travail avec arrêt, la part du recours à l’expulsion locative, l’espérance de vie à la naissance, le taux d’actifs sans diplôme, les crimes et délits pour 100 000 hab. L’un des résultats majeur de la production de cet indicateur de santé sociale est de souligner que son niveau comparé est déconnecté de celui du Pib /tête : un plus grand Pib/tête ne signifie pas une meilleure santé sociale (Jany-Catrice, Zotti, 2008)</p>
</dd>
<dt>Indicateurs GRI</dt>
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<div class="postnote">Pour en savoir plus, consultez le site de la <a href="http://www.globalreporting.org/Home">Global Reporting Initiative</a> (GRI).</div>
<p>La Global Reporting Initiative (GRI) a été établie vers la fin 1997 avec comme mission de développer les directives applicables globalement pour rendre compte des performances économique, environnementale, et sociale, initialement pour des sociétés et par la suite pour n&#8217;importe quelle organisation gouvernementale, ou non gouvernementale. Rassemblée par la coalition pour les économies environnementalement responsables (CERES) en association avec le programme d&#8217;environnement des Nations Unies (PNUE), le GRI incorpore la participation active des sociétés, des O.N.G, des organismes de comptabilité, des associations d&#8217;hommes d&#8217;affaires, et d&#8217;autres parties prenantes du monde entier. La GRI propose un référentiel d&#8217;indicateurs qui permet de mesurer l&#8217;avancement des programmes de développement durable des entreprises.</p>
<p>Ce référentiel a été conçu dans le cadre d&#8217;un réseau de praticiens donc se fonde sur une expérience collective. Les indicateurs font l’objet d’une définition rigoureuse, ils mesurent une performance c&#8217;est à dire que ce qui est important, ce n&#8217;est pas la valeur atteinte à un moment donné mais les comparaisons qu&#8217;on peut établir d&#8217;une période à l&#8217;autre ou d&#8217;une organisation à l&#8217;autre. Et surtout la grande majorité de ces indicateurs se réfère soit à une norme internationale, un accord ou un protocole, à défaut aux recommandations et préconisations d&#8217;organisations internationales (Conseil de l&#8217;Europe et OCDE).</p>
<p>Mais compte tenu du nombre important d&#8217;indicateurs, leur lecture n&#8217;est pas aisée. C&#8217;est leur première faiblesse. Et corrélativement, comme il n&#8217;y a pas une valeur unique comme pour le PIB, il n&#8217;est pas facile de les utiliser à des fins de communication « grand public ». C&#8217;est leur deuxième faiblesse. Certains indicateurs sont difficiles à calculer ou même à être utilisés, l&#8217;information nécessaire n&#8217;existant pas ou étant très subjective.</p>
</dd>
<dt>L’Happy Planet Index</dt>
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<div class="postnote">Pour en savoir plus, consultez le site du <a href="http://www.happyplanetindex.org/">(un)Happy Planet Index</a></div>
<p>La NEF (New Economics Foundation) a publié en juillet la seconde version de son « <em>happy planet index</em> », qui classe les pays en divisant leur indicateur de « bien-être subjectif moyen » (issu d’enquêtes de satisfaction), multiplié par l’espérance de vie, par l’empreinte écologique moyenne par habitant. L’idée générale est de valoriser une vie longue et (jugée) heureuse avec une pression écologique faible. Le pays qui arrive en tête est le Costa Rica, un pays dont l’empreinte écologique par habitant est quatre fois plus faible qu’aux États-Unis (classés 114ème sur 143 pays) tout en ayant une espérance de vie supérieure et un indice de satisfaction de vie plus élevé. La France est en 71ème position.</p>
</dd>
</dl>
<div class="postnote">Lire le <a href="http://www.stiglitz-sen-fitoussi.fr/documents/draft_summary.pdf">draft du rapport</a> de la Commission Stiglitz (en anglais)</div>
<p>Mais on ne peut parler de cette question des indicateurs sans évoquer la mise en place par le Président de la République, Nicolas Sarkozy, d’une Commission de travail présidée par Joseph Stiglitz sur la mesure de la performance économique et du progrès social dont on espère avoir les conclusions avant la fin de l’année 2009 et dont un rapport provisoire en anglais a été mis en ligne en juin.</p>
<div class="postnote">Lire la <a href="http://www.idies.org/index.php?post/Le-rapport-Stiglitz-%3A-un-diagnostic-lucide-une-methode-discutable-et-des-propositions-qui-ne-sont-pas-a-la-hauteur-des-enjeux2">note du FAIR</a> (Forum pour d’Autres Indicateurs de Richesse) publiée sur le site de l&#8217;IDIES.</div>
<p>Le collectif FAIR (Forum pour d’Autres Indicateurs de Richesse) qui s’est créé pour suivre de près les travaux de cette commission a produit une analyse de ce document.</p>
<p>Pour ce collectif, la méthode employée par la Commission, tant pour l’établissement du rapport que pour la communication qui en est faite est critiquable car la recherche d’indicateurs complémentaires ou alternatifs au PIB aurait dû constituer une formidable occasion de dialogue avec la société civile. Or, la Commission a travaillé en &laquo;&nbsp;chambre&nbsp;&raquo;, produisant des propositions non débattues.</p>
<div class="postnote">Pour aller plus loin, lire l&#8217;<a href="http://www.ofce.sciences-po.fr/pdf-articles/2009/altereco09-09.pdf">interview de Jean-Paul Fitoussi</a>, coordinateur de la Commission Stiglitz sur la mesure de la performance économique et du progrès social, publiée dans le magazine Alternatives économiques.</div>
<p>En deuxième point, le collectif est très critique sur le fait que la commission privilégie une approche monétarisée du développement en proposant de s’engager dans la voie d’une mesure monétaire synthétique (l&#8217;épargne nette ajoutée ou ENA) visant à tout monétariser : économie, environnement, niveau d’éducation…Cet indicateur monétaire créé par la Banque mondiale fait la somme de trois grandeurs : les variations du capital économique issu de la production, le « capital humain » évalué par les dépenses d’éducation, et une estimation monétaire des variations du capital naturel et des dommages écologiques (limités aux seuls dommages climatiques). Si cette somme est positive d’une année sur l’autre, le pays est supposé suivre une trajectoire de développement durable.</p>
<p>Pour FAIR, l’ENA, au demeurant à l&#8217;état de vague projet de recherche, est un indicateur à bannir comme futur repère-clef. D&#8217;une part, il est incompréhensible par des non-spécialistes et donc inutilisable pour guider démocratiquement l&#8217;action publique ou privée. D&#8217;autre part, il repose sur une hypothèse inacceptable selon laquelle les trois formes de capital sont interchangeables ou &laquo;&nbsp;substituables&nbsp;&raquo; : en résumé, ce n’est pas grave si l’on porte gravement atteinte à l’environnement pourvu que les deux autres composantes « compensent ». Les auteurs le savent bien, mais se bornent à annoncer des recherches à venir pour lever cette &laquo;&nbsp;imperfection&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Par ailleurs, en évacuant les dimensions sociales et démocratiques du progrès, les inégalités et la pauvreté, il tourne le dos à la notion de développement durable que les auteurs prétendent pourtant refléter. Est donc exclue de la conception du développement qui fonde cet indicateur, toute idée de &laquo;&nbsp;patrimoine social&nbsp;&raquo; que l’on pourrait envisager sous l’angle des solidarités, de la cohésion sociale, du lien, de la réduction des inégalités. De telles évaluations monétaires sont en réalité bien plus &laquo;&nbsp;arbitraires&nbsp;&raquo; que nombre d’indicateurs synthétiques non monétaires assez mal vus par la Commission.</p>
<p>Il semblerait que le document final qui sera présenté le 14 septembre intègre un certain nombre de ces observations. L’épargne nette ajustée qui est un indicateur de variation de la richesse globale serait ainsi complétée par un indicateur physique ainsi que par un indicateur d’alerte signalant la proximité d’une catastrophe écologique.</p>
<p>À suivre donc…</p>
<h3>Conclusion</h3>
<p>Le PIB ne peut plus être le baromètre de santé des nations. L’urgence climatique impose de changer de paradigme de développement et donc de changer de mode d’évaluation.</p>
<p>Si le Sommet de Copenhague accouche d’une souris, le « <em>business as usual</em> » risque de se poursuivre encore pendant longtemps. Les bonus encore promis aux traders cette année laissent craindre que les affaires continuent finalement comme avant et que toutes les déclarations sur la régulation du capitalisme n’aient été qu’un vaste écran de fumée.</p>
<p>L’enjeu va être de prendre conscience que les bénéfices d’un changement de paradigme ne pourront s’apprécier que sur le moyen/long terme comme le rapport de Sir Nicholas Stern le démontre avec force. Il faudra donc accepter de supporter les coûts de la transition pour ne pas avoir à en supporter davantage sur le long terme et ne pas en occulter les conséquences proches pour certains secteurs économiques qu’il conviendra d’accompagner, pour les pays en voie de développement pour lesquelles nous avons une responsabilité particulière à assumer.</p>
<p>Pour certains observateurs, Copenhague devrait déboucher sur un protocole d’accord minima dont il faudra régler ultérieurement nombre détails. Il est en effet peu probable que les Etats-Unis aient adopté en Congrès une loi sur le climat d’ici Copenhague. Difficile dans ces conditions d’arriver avec du concret.</p>
<p>De la Commission Stiglitz au Sommet de Copenhague, CAP21 lance la campagne NOPIB.</p>
<p><span style="font-weight: bold;">Il est temps de mettre fin à la dictature du PIB et de réguler le capitalisme financier.</span> L’économie ne peut continuer à se projeter sur un horizon de court terme imposé par un système de gouvernance des entreprises basé sur la seule valeur actionnariale.</p>
<p>Il est temps de nous engager dans une transition écologique <span style="font-weight: bold;">socialement soutenable </span>et de promouvoir le <span style="font-weight: bold;">bien-être </span>individuel et collectif en appelant à <span style="font-weight: bold;">« vivre autrement »</span> dans une société du <span style="font-weight: bold;">mieux-être </span>où les conditions de travail offrent une vraie qualité de vie (satisfaction des besoins essentiels, préservation de la santé, conciliation de la vie familiale avec le travail, accès à la culture et aux loisirs), où la solidarité est encouragée au travers de la vie associative et de réseaux de productions immatérielles reposant sur la gratuité et la réciprocité, où les citoyens sont encouragés à participer à la vie publique et politique sans discrimination de condition, de genre, d’origine, d’orientation sexuelle, où l’environnement est préservé au bénéfice des générations actuelles et à venir.</p>
<div class="postnote">Lire l&#8217;article « <a href="http://alternatives-economiques.fr/blogs/gadrey/2009/06/26/le-cese-montre-la-voie/">Le CESE montre la voie</a> » de Jean Gadrey sur le site Alternatives Économiques.</div>
<p><span style="font-weight: bold;">Pour changer de direction, il faut changer les panneaux indicateurs </span>qui nous donnent le chemin à suivre. Comme le souligne fort justement Jean Gadrey, professeur émérite d’économie à l’Université Lille 1 , « les vraies richesses à considérer dans la &laquo;&nbsp;bifurcation vers un autre monde&nbsp;&raquo; sont des richesses humaines, sociales et écologiques, de sorte que les richesses économiques marchandes et monétaires ne peuvent être que des moyens au service de finalités non économiques. Agir ensemble pour d’autres repères et indicateurs suppose l’accord sur ce dernier point, pas forcément sur une théorie économique de la valeur, de la valeur d’usage et de la richesse. »</p>
<p>Ce constat plaide pour qu’autour de tels enjeux relevant du monde que nous espérons et voulons, les citoyens soient invités de façon constructive et ambitieuse à délibérer du local à l’international sur ces questions d’intérêt général. La démarche de coresponsabilité proposée par le Conseil de l’Europe est à ce titre intéressante.</p>
<blockquote><p>« Le capitalisme décadent, international mais individualiste dans lequel nous nous sommes retrouvés après la guerre n’est pas un succès. Il n’est pas intelligent, il n’est pas beau, il n’est pas juste, il n’est pas vertueux – et il ne livre pas la marchandise ! En bref, nous ne l’aimons pas et nous commençons à le mépriser. » — John Maynard Keynes, L’autosuffisance nationale, 1933.</p></blockquote>
<p><em>Eric Delhaye</em></p>
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		<title>Les indicateurs alternatifs de richesse</title>
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		<pubDate>Tue, 08 Sep 2009 17:30:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Développement soutenable & Indicateurs de croissance]]></category>
		<category><![CDATA[À lire]]></category>
		<category><![CDATA[Pour la Solidarité]]></category>

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		<description><![CDATA[
Le think-tank « Pour la Solidarité » a rédigé, en 2005, un document de travail sur les indicateurs alternatifs de richesse :
Si pour certains, la mesure du bien-être ne peut être dissociée de celle du PIB, pour d’autres elle doit en être indépendante. JANY-CATRICE (2002) distingue parmi tous les travaux relatifs au développement d’indicateurs alternatifs trois positions différentes :
La position de statu quo : le concept de production et les concepts qui lui sont rattachés dans la comptabilité nationale ne doivent pas être modifiés. Les tenants de la position du statu quo avancent plusieurs arguments :

La comptabilité nationale n’a pas été créée pour mesurer le bien-être économique et ne devrait avoir que pour objectif de mesurer la valeur des biens et des services finaux produits dans l’économie (Dubois, Arkhipoff). Elle repose par ailleurs sur des bases théoriques claires. Pour d’autres, tant qu’il n’existe pas de meilleur indicateur, le PIB reste le meilleur indicateur de différences de niveau de bien-être économique entre les pays (Mamalakis, Chadeau, Fouquet).
Il existe de fortes corrélations entre le PIB par tête et les mesures du bien-être, ce qui implique que le PIB peut à lui seul refléter les variabilités de bien-être
Comment définir les limites de la monétarisation ? De nombreux éléments peuvent intervenir, comme le temps ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="size-thumbnail wp-image-67 alignright" title="Pour la Solidarité" src="http://nopib.fr/wp-content/uploads/2009/11/solidarite-150x150.png" alt="Think-tank &quot;Pour la Solidarité&quot;" width="150" height="150" /><br />
Le think-tank « Pour la Solidarité » a rédigé, en 2005, un document de travail sur les indicateurs alternatifs de richesse :</p>
<blockquote><p>Si pour certains, la mesure du bien-être ne peut être dissociée de celle du PIB, pour d’autres elle doit en être indépendante. JANY-CATRICE (2002) distingue parmi tous les travaux relatifs au développement d’indicateurs alternatifs trois positions différentes :<br />
La position de statu quo : le concept de production et les concepts qui lui sont rattachés dans la comptabilité nationale ne doivent pas être modifiés. Les tenants de la position du statu quo avancent plusieurs arguments :</p>
<ul>
<li>La comptabilité nationale n’a pas été créée pour mesurer le bien-être économique et ne devrait avoir que pour objectif de mesurer la valeur des biens et des services finaux produits dans l’économie (Dubois, Arkhipoff). Elle repose par ailleurs sur des bases théoriques claires. Pour d’autres, tant qu’il n’existe pas de meilleur indicateur, le PIB reste le meilleur indicateur de différences de niveau de bien-être économique entre les pays (Mamalakis, Chadeau, Fouquet).</li>
<li>Il existe de fortes corrélations entre le PIB par tête et les mesures du bien-être, ce qui implique que le PIB peut à lui seul refléter les variabilités de bien-être</li>
<li>Comment définir les limites de la monétarisation ? De nombreux éléments peuvent intervenir, comme le temps de loisir par exemple. Dans ce cadre, où s’arrêter ?</li>
<li>Le système de comptabilité est reconnu par tout le monde, il assure la stabilité des mesures et le PIB est utilisé internationalement, permettant des comparaisons. Aucun autre indicateur n’a jusqu’ici eu cette légitimité. Cependant, certains auteurs, conscients des limites de la comptabilité nationale, argumentent qu’il faut alors développer des instruments permettant de palier à ces limites. Les options envisagées peuvent concernerla construction de comptes satellites au PIB, la mise en place de systèmes d’indicateurs sociaux ou encore la construction d’indicateurs complémentaires au PIB et mettant en évidence les aspects sociaux et humains du développement.</li>
</ul>
<p>La première partie de ce papier se consacre à la description des différents types d’indicateurs existants. Avant de passer en revue les indicateurs alternatifs existants, les propriétés que doivent avoir des indicateurs de qualité sont présentées. Pour finir, nous entrerons dans le vif du sujet en présentant quelques indicateurs alternatifs.</p></blockquote>
<p>Télécharger le <a href="http://nopib.fr/wp-content/uploads/2009/11/WP2005_06e_indicateurs_alternatifs.pdf">document de travail</a> du think-tank &laquo;&nbsp;Pour la Solidarité&nbsp;&raquo; (PDF).</p>
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